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Des anciens élèves veulent toujours un recours collectif contre leur école

25/08/2012 02:52 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - Un groupe d'anciens élèves d'un collège chrétien de l'est de l'Ontario affirmant avoir fait l'objet de harcèlement n'ont pas la force émotionnelle de déposer des poursuites individuelles, argue leur avocat.

Un juge a rejeté plus tôt cette année leur demande d'autorisation d'un recours collectif de 200 millions $ contre le Grenville Christian College et ses deux anciens principaux, ainsi que contre le Diocèse anglicain de l'Ontario, affirmant qu'il ne s'agissait pas de la procédure qui était préférable.

Selon Loretta Merritt, l'un des trois avocats des plaignants, ceux-ci auraient de la difficulté à faire progresser leurs dossiers de façon individuelle, et un recours collectif est la meilleure méthode pour qu'ils puissent être entendus.

Il y a actuellement un total de cinq plaignants, mais Me Merritt affirme qu'environ 300 personnes l'ont contactée, ou ont discuté avec ses collègues, pour envisager une participation à la poursuite.

Le Grenville Christian College, qui était géré par des prêtres anglicans, a fermé ses portes en août 2007, sur fond d'allégations d'harcèlement psychologique, physique et sexuel jusqu'à la fin des années 1970.

À l'époque, le président du conseil de la direction a parlé de «changements démographiques, d'une baisse des inscriptions et de l'augmentation des coûts d'exploitation» pour justifier la fermeture.

L'école faisait partie de l'élite de l'éducation privée en Ontario, imposant des frais allant jusqu'à 35 000 $ par année, et compte d'anciens lieutenants-gouverneurs, un sénateur et un diplomate canadien parmi ses anciens élèves.

Les plaignants sont eux aussi d'anciens élèves du collège, qui était à la fois une école primaire et une école secondaire, et ils affirment dans la poursuite avoir été harcelés pendant des années.

La poursuite prétend également que l'école était dirigée par une secte pratiquant le lavage de cerveau qui a traumatisé les anciens élèves.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour.

Les allégations ont poussé l'Église anglicane à déclencher une enquête en 2007 sur les activités de deux prêtres qui ont dirigé l'école, en plus d'une enquête menée par la Police provinciale de l'Ontario.

Cette dernière a pris fin en novembre 2008 et aucune accusation n'a été déposée.

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