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Côte d'Ivoire: le porte-parole de Gbagbo en exil arrêté au Ghana (famille)

25/08/2012 06:56 EDT | Actualisé 25/10/2012 05:12 EDT

Justin Koné Katinan, porte-parole en exil de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, visé par un mandat d'arrêt international émis par Abidjan, a été arrêté au Ghana, a-t-on appris samedi auprès de sa famille.

"Il a été arrêté hier (vendredi) à Accra par la police ghanéenne en provenance de Johannesburg", a déclaré à l'AFP un membre de sa famille joint depuis Abidjan par téléphone dans la capitale ghanéenne.

"Cette fois, c'est la bonne", a indiqué une source gouvernementale ivoirienne, alors que l'arrestation de cette figure de proue du régime déchu avait été annoncée à tort il y a quelques mois.

Une délégation ivoirienne est partie le chercher à Accra et "il devrait être ramené à Abidjan dans la journée", a-t-elle ajouté.

"Son statut de réfugié politique venait d'être renouvelé", a affirmé de son côté le membre de sa famille joint à Accra.

Visé par un mandat d'arrêt pour "crimes économiques" notamment, M. Katinan a été ministre du Budget de M. Gbagbo durant la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait quelque 3.000 morts et s'est conclue après deux semaines de guerre par la chute de son mentor, qui refusait de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010.

Il était en exil et basé au Ghana depuis la fin de la crise et avait été nommé porte-parole de l'ancien président, arrêté le 11 avril 2011 par les forces du chef de l'Etat Alassane Ouattara et détenu depuis fin 2011 à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne de crimes contre l'humanité.

C'est le deuxième mandat d'arrêt international émis par la justice ivoirienne visant des personnalités du camp Gbagbo en exil à être exécuté.

Avant lui, l'ancien ministre de la Défense Moïse Lida Kouassi avait été arrêté au Togo le 6 juin et extradé le même jour en Côte d'Ivoire.

L'arrestation de M. Katinan, considéré comme un "dur" du camp Gbagbo, intervient en plein regain de tension en Côte d'Ivoire, après une vague d'attaques meurtrières contre l'armée et des expéditions menées par des inconnus armés au siège de l'ex-parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), et dans les locaux d'un groupe de presse pro-Gbagbo.

ck-tmo/sd

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