NOUVELLES

Talonnée, Pauline Marois a dévoilé son cadre financier au 24e jour de campagne

24/08/2012 12:18 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Au 24e jour de la campagne électorale, Pauline Marois a finalement dévoilé vendredi le cadre financier du Parti québécois, qui prévoit des dépenses additionnelles de 992 millions $ en cinq ans, soit environ 200 millions $ par année.

Le parti propose d'abolir la taxe santé, de hausser les redevances et de faire croître les impôts des citoyens gagnant plus de 130 000 $ tout en s'attaquant à la dette.

La chef péquiste était talonnée depuis plusieurs jours par ses adversaires qui attendaient de pied ferme ses engagements chiffrés. Le chef libéral Jean Charest piaffait d'impatience.

«Québec solidaire a déposé son cadre financier. Dieu du ciel, avant les débats!», s'est-il exclamé, estimant que Pauline Marois a ainsi évité de débattre de son cadre durant les débats, contrairement à tous les autres partis.

Maintenant que son cadre financier a été déposé, Pauline Marois peut espérer discuter d'autre chose que ses référendums d'initiative populaire. Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, en a d'ailleurs rajouté sur le volet exécutoire de ces consultations populaires. Pauline Marois a assuré qu'elle contrôle ses troupes, après une discussion avec Bernard Drainville.

«Il n'y a pas une feuille de papier à musique qui nous sépare lui et moi», a assuré la chef souverainiste.

Cet imbroglio chez les péquistes a laissé tout le champ libre à François Legault, qui continue de marteler les priorités de la Coalition avenir Québec. Le temps n'est pas venu de se livrer à des clivages provincial-fédéral, selon lui, mais bien de faire le ménage dans les infrastructures.

Le chef de la CAQ s'est par ailleurs engagé à ouvrir la porte au maire de Québec, Régis Labeaume, qui a réclamé le droit, pour les municipalités, de déclarer un lock-out.

«On n'exclut pas de donner le droit de lock-out, pour rétablir l'équilibre des forces lors de négociations», a dit M. Legault.

Pendant ce temps, Jean Charest a fait campagne en milieu agricole où il a annoncé vouloir accélérer le développement des marchés publics et soutenir la relève agricole.

À la veille du début du vote par anticipation, le chef libéral a aussi invité les Québécois de toutes les allégeances à se rendre aux urnes afin de donner au vote un caractère significatif.

«Je veux que le plus grand nombre de Québécois participent, sans distinctions, ceux qui sont d'accord avec moi, ceux qui sont en désaccord avec moi», a insisté le chef libéral.

PLUS:pc