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Supercoupe d'Espagne - Un Barça joueur, mais pas assez tueur

24/08/2012 06:23 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Le FC Barcelone a clairement dominé le Real Madrid (3-2) lors du premier clasico de la saison, jeudi, mais la faute du gardien Victor Valdes jette une ombre sur la prestation des Catalans et laisse en vie des Madrilènes pourtant guère inspirés.

. Leçon de football, erreur de débutant

Alors que le Barça s'est clairement montré supérieur dans le jeu face au Real, il a vu sa démonstration gâchée par une erreur de son gardien Valdes. Le portier blaugrana, bon au pied habituellement, s'est cette fois emmêlé les crayons à la 85e alors qu'il n'avait plus qu'à dégager. Une aubaine que n'a pas laissé passer le renard Di Maria. Côté blaugrana, on s'efforçait après le match de minimiser la portée de la bourde de Valdes. "On demande justement à Victor de relancer court parce que cela fait partie de notre jeu. Et nous continuerons à le faire. On ne peut donc pas lui en vouloir", assurait un Tito Vilanova plein de clémence. Il n'empêche que l'erreur de Valdes peut coûter cher aux Catalans: avec un 3-2 au lieu d'un 4-1 comme il semblait se dessiner un instant, le Barça a remis le Real en selle en prévision du match retour à Santiago-Bernabeu.

. Messi-Ronaldo, match nul, balle au centre

Si ce clasico a tout de même été un match de bonne tenue, surtout en deuxième période, le mérite n'en revient pas forcément aux deux stars de chaque camp. Ronaldo et Messi ne se sont pas seulement neutralisés au niveau du bilan comptable (un but chacun), ils se sont aussi rejoints dans la discrétion de leurs performances. L'Argentin, qui n'avait plus marqué dans un clasico depuis 4 matches et qui s'est rattrapé jeudi avec un penalty, a certes eu plus d'activité que le Portugais, mais il a baissé de pied dans le deuxième acte, au moment où le Barça était le plus sollicité. Quant à Ronaldo, exception faite de sa belle ouverture du score de la tête, il a traversé le match comme un fantôme. Ce n'est donc pas cette prestation qui pourra définitivement départager les deux prétendants au Ballon d'Or 2012.

. La renaissance de Pedro

"Je suis content de jouer et de pouvoir aider l'équipe comme je l'ai fait ce soir." Après le match, cette affirmation de la part de Pedro venait du coeur. Après avoir connu une dernière saison difficile, se voyant préférer le Chilien Alexis Sanchez ou le jeune Cuenca, l'ailier gauche du Barça est bien de retour. La tendance s'était déjà annoncée lors de l'Euro où le Canarien avait retrouvé sa tonicité pour aider la Roja à conquérir son troisième titre d'affilée (Euro-Mondial-Euro). Et jeudi, le champion du monde et d'Europe a poursuivi sur sa lancée: bien lancé par Mascherano, Pedro a évité aux siens de cogiter longuement après l'ouverture du score de Ronaldo contre le cours du jeu. Alors qu'il se trouvait peut-être hors-jeu au départ de l'action, "Pedrito" aura en tout cas rappelé qu'il faut à nouveau compter sur lui.

. Le système frileux de Mourinho

Face au Barça, l'entraîneur portugais du Real Madrid n'arrive décidément pas à se résoudre à jouer de manière offensive. Ainsi, alors que les "Blanc" restaient sur un succès au Camp-Nou face aux Blaugrana (en Liga 2-1), jeudi, ce souvenir paraissait complètement effacé. En première période notamment, le Real a ainsi offert un spectacle lénifiant, entre volonté délibérée de jouer le contre mais aussi incapacité à aller de l'avant. Pour "The Special One", il n'y avait cependant nulle trace d'un refus de jeu: "la stratégie n'était pas de faire un match défensif, comme l'a montré la deuxième période où nous avons livré un match différent". Avec Coentrao titularisé une fois de plus à la place de Marcelo et un Benzema complètement esseulé en pointe, on peut se demander si "Mou" ne réécrit pas l'histoire.

cle/kn/grd

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