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Romney persiste: son passé d'investisseur le qualifie pour la présidence

24/08/2012 01:36 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Le républicain Mitt Romney a réaffirmé vendredi que son expérience d'investisseur le qualifiait pour la fonction de président des Etats-Unis, une notion contestée depuis des mois par le sortant Barack Obama.

Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, M. Romney, qui disputera la Maison Blanche le 6 novembre à M. Obama, a assuré que ses 15 années passées à la tête de l'entreprise Bain Capital l'aideront "en tant que président à remettre notre économie sur les rails, à créer des emplois et à faire avancer les choses à Washington".

M. Romney, qui sera investi par son parti la semaine prochaine lors de la convention républicaine de Tampa en Floride (sud-est), a promis qu'à la Maison Blanche il aurait une approche pragmatique et courageuse des dossiers.

"Mon expérience m'a appris que lorsqu'un problème émerge, il faut prendre les devants, ou il ne fera qu'empirer", a assuré M. Romney, en évoquant une affaire de malversations dans une des sociétés contrôlées par Bain, lors de laquelle il avait tranché dans le vif.

"Cela sera mon approche du problème du budget fédéral", a-t-il ajouté, en promettant à nouveau de plafonner les dépenses de l'Etat fédéral à 20% du produit intérieur brut.

M. Romney a aussi dénoncé dans sa tribune les entraves à la libre-entreprise dont l'administration démocrate sortante s'est selon lui rendue coupable.

L'équipe de campagne de M. Obama a réagi en accusant le présidentiable républicain d'avoir passé sous silence le fait que plusieurs entreprises reprises par Bain avaient été liquidées, après que lui et ses partenaires eurent empoché de substantiels bénéfices.

"Certaines de ces entreprises ont été pionnières en termes de délocalisations, en envoyant des postes au Mexique, en Inde et en Chine. Maintenant, (M. Romney) promet de faire venir cette même doctrine économique à la Maison Blanche, une doctrine des profits rapides pour les investisseurs, pas une doctrine qui aiderait la classe moyenne", a ajouté le camp de M. Obama dans un communiqué.

Depuis des mois, le président sortant réfute dans ses discours l'argumentaire du CV de M. Romney et fait valoir qu'investir et gouverner réclament des qualifications différentes.

mlm-tq/sam

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