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Marikana: Lonmin s'engage à trouver une solution durable au conflit

24/08/2012 02:09 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Le groupe Lonmin, dont la mine de platine de Marikana en Afrique du Sud a été le théâtre d'un conflit social sanglant, s'est engagé vendredi à chercher une solution durable au conflit, et a tenu à mettre les choses aux point en publiant les salaires de ses foreurs.

"Pour le bien de la société, de ses milliers d'employés et de la branche qui les fait vivre, nous devons trouver un accord de paix durable qui permette aux gens de revenir au travail. C'est ce que nous nous engageons à faire dans les prochains jours", a déclaré Simon Scott, le nouveau directeur général par intérim du groupe, dans un communiqué.

"La compagnie a toujours dit, et maintient, qu'elle discutera des revendications des grévistes de la manière habituelle, par le biais de leurs syndicats dans le cadre des accords signés par la compagnie et les syndicats parties prenantes, mais cela nécessite la fin de la grève sauvage. Elle n'a jamais refusé d'examiner leurs revendications", a souligné Lonmin, qui demande aux mineurs "de retourner travailler normalement lundi".

Alors que les foreurs grévistes disent qu'ils gagnent 4.000 rands (400 euros) par mois et demandent un salaire mensuel de 12.500 rands (1.250 euros), le groupe basé à Londres indique que "le salaire garanti des foreurs atteint presque les 10.000 rands par mois et est conforme à ceux des autres entreprises du secteur".

Ce salaire garanti se compose d'un traitement de base de 5.405 rands, d'une prime de retraite, d'une allocation pour frais médicaux, d'une allocation logement, de congés payés et d'une prime spéciale, le tout faisant précisément 9.812,92 rands, a détaillé Lonmin.

Il s'entend avant impôts, lesquels se montent à 28%, a précisé une porte-parole.

S'ajoutent en outre des primes de rendement de 1.500 rands en moyenne, qui peuvent atteindre les 6.000 rands, ajoute Lonmin.

Notant que la moitié des habitants des environs de Marikana vivent dans des bidonvilles insalubres, Lonmin "soupçonne que cela comprend un nombre significatif de (ses) employés qui choisissent de ne pas dépenser leur indemnité logement (pour se loger) dans les logements mis à leur disposition par la compagnie mais habitent autre part".

Les logements de la mine sont en train d'être modernisés, précise la société.

Mais la plupart des mineurs viennent de régions très éloignées, et nombre d'entre eux envoient le plus d'argent possible à leurs familles au pays.

La police sud-africaine avait ouvert le feu jeudi 16 août contre des grévistes armés de machettes, barres de fer et pour certains d'armes à feu près de la mine de Marikana, faisant 34 morts et 78 blessés, tandis que 10 autres personnes --dont 2 policiers-- avaient été tuées dans les jours précédents dans des affrontements entre syndicats rivaux.

liu/sd

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