NOUVELLES

Manifestations à Lomé: une centaine de blessés et 125 personnes arrêtées (opposition)

24/08/2012 07:40 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Une centaine de personnes ont été blessées et 125 autres arrêtées lors des manifestations de l'opposition mardi et mercredi dispersées aux gaz lacrymogènes par des forces de l'ordre à Lomé, ont affirmé vendredi les organisateurs.

"Nous avons enregistré pour le moment une centaine de blessés. 125 autres personnes ont été arrêtées, selon des chiffres encore provisoires", a déclaré à l'AFP Pédro Amuzu, membre du collectif d'opposition "Sauvons le Togo".

Pour le gouvernement, il y a eu dix blessés légers mardi dont un policier. Aucun bilan officiel n'a été publié pour mercredi.

Mardi et mercredi, les manifestants ont été dispersés avec des gaz lacrymogènes, les autorités et les responsables du collectif n'ayant pas pu s'entendre sur l'itinéraire à suivre.

Le collectif a organisé plusieurs manifestations depuis le 12 juin pour exiger notamment l'abrogation de nouvelles dispositions du code électoral adoptées par l'Assemblée nationale sans consensus dans la classe politique.

Il demande le report à juin 2013 des élections législatives théoriquement prévues en octobre prochain, en raison de retards dans l'organisation du scrutin.

Le ministre de la Sécurité, le colonel Damehane Yark, a assuré mercredi soir n'avoir pas reçu la proposition du collectif à temps "pour assurer l'encadrement de la marche dans les meilleures conditions sécuritaires".

"Sauvons le Togo" --qui regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements d'opposition-- avait annoncé trois jours de marches et de sit-in à partir de mardi.

Le collectif a renoncé à un troisième jour de protestation jeudi, en invoquant la brutalité des forces de l'ordre. Mais il appelé à une nouvelle marche samedi dans les rues de la capitale.

"Sauvons le Togo" a demandé jeudi le départ du régime du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis la mort de son père en 2005, évoquant une "situation de coup de force permanent".

Le Premier ministre Kwesi Ahoomey-Zunu entamait ce vendredi des consultations avec des partis politiques et la société civile, mais les responsables du collectif ont refusé d'y participer.

ek/jms

PLUS:afp