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L'Iran veut faire une proposition sur la Syrie au sommet des Non Alignés

24/08/2012 03:27 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

L'Iran, un allié du régime syrien de Bachar al-Assad, fera une proposition pour un règlement du conflit sanglant en Syrie lors du sommet des Non-alignés la semaine prochaine à Téhéran, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi.

L'Iran "a une proposition concernant la Syrie et la soumettra au sommet des pays Non-alignés" les 30 et 31 août, a déclaré M. Salehi cité vendredi par les agences de presse iraniennes Mehr et Fars.

Il n'a donné aucune précision sur la nature de cette "proposition", mais il a affirmé qu'elle était "rationnelle et acceptable" par toutes les parties et qu'il serait "très difficile de s'y opposer".

M. Salehi a réaffirmé que Téhéran était prêt à accueillir des discussions entre le gouvernement et l'opposition syrienne "après le sommet des Non-alignés et l'Assemblée générale de l'ONU" en septembre.

Il a ajouté qu'une "partie importante de l'opposition syrienne" était prête à participer à de telles discussions, sans indiquer quels mouvements seraient d'accord.

L'Iran a déjà proposé ses bons offices dans la sanglante crise syrienne en juillet dernier, mais cette offre a été ignorée par l'opposition et par les pays arabes et occidentaux qui la soutiennent.

Ils estiment que Téhéran est disqualifié par le soutien sans faille qu'il apporte au régime Assad depuis le début de la révolte contre le pouvoir qui a fait près de 25.000 morts en plus de 17 mois selon une ONG syrienne.

M. Salehi a réaffirmé l'appui de Téhéran à Damas, estimant que la crise syrienne était "artificielle" et qu'elle pouvait être réglée par des discussions entre gouvernement et opposition.

Il a répété que le soutien au régime syrien était un "fondement" de la politique étrangère iranienne, la Syrie du président Assad étant "un élément essentiel de la résistance contre Israël" qui est l'un des piliers idéologiques du régime islamique iranien.

"Nous ne sommes pas prêts à abandonner cette politique", a ajouté le ministre.

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