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Les engagements de la Grèce d'ici 2014 en vertu de l'accord avec UE-FMI

24/08/2012 07:40 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

La Grèce, dont le Premier ministre Antonis Samaras souhaite un délai de deux ans pour le redressement des comptes, s'est engagé auprès de ses créanciers à ramener le déficit public en dessous de la barre de 3% du PIB en 2014 en échange des prêts pour son sauvetage.

En vertu d'un accord passé en février avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international, le pays doit se conformer à la "règle d'or" budgétaire européenne, et réduire son déficit public à 2,1% du Produit intérieur brut (PIB) en 2014 contre 7,3% prévu pour 2012 et 4,6% l'année prochaine.

Un objectif ambitieux compte tenu qu'Athènes a déjà réduit de plus de 6 points son déficit entre 2009, année du début de la crise, et 2011 (de 15,8% à 9,3% respectivement).

Pour tenir ces engagements, le pays doit dégager 11,5 milliards d'euros d'économies en 2013 et 2014, un train de mesures qu'il prépare actuellement. En échange, l'UE et le FMI ont prévu de prêter à la Grèce 130 milliards d'euros, en sus de la perfusion de 110 milliards d'euros consentie en 2010.

Dans ce scénario, le plan UE-FMI, dit mémorandum, prévoit un excédent primaire (hors remboursement de la dette) de 4,5% du PIB en 2014 et de 1,8% en 2013. L'année 2012 est censée être la dernière dans le rouge, avec un déficit primaire de 1%.

La dette publique doit atteindre 162,1% du PIB à la fin de 2014 après 165,4% en 2013 et 161,4% en 2012.

Elle doit ensuite être ramenée à 120,5% du PIB en 2020, grâce à la restructuration en mars des créances souveraines détenues par les prêteurs privés, qui ont permis d'en effacer 106 milliards d'euros.

Outre une série de réformes pour réduire la taille du secteur public et le nombre des fonctionnaires, Athènes doit aussi procéder à des privatisations massives jusqu'en 2015, censées rapporter 19 milliards d'euros.

Toutefois cette feuille de route macroéconomique élaborée avant la crise politique au printemps risque d'être révisée par la troïka des créanciers (UE, BCE et FMI) lors de la publication en septembre de son audit sur l'économie grecque, au vu des retards pris dans l'ajustement budgétaire et de l'aggravation de la récession.

Le mémorandum prévoyait un recul de 4,7% du PIB en 2012, cinquième année consécutive de récession, renvoyant le retour à la croissance à 2014. Mais les institutions financières et le gouvernement du conservateur Antonis Samaras tablent actuellement sur un recul d'environ 7% en 2012.

Pour sortir de ce marasme et de la spirale de récession enclenchée par la rigueur stricte imposée depuis 2010, M. Samaras souhaite un délai de deux ans renvoyant le terme de cet ajustement budgétaire à 2016 au lieu de 2014.

L'éventualité d'un tel sursis est explicitement évoquée dans le mémorandum "dans le cas d'une récession significativement plus profonde que prévu".

hec/cb/bh

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