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Le pétrole en baisse à New York, malgré l'approche d'une tempête tropicale

24/08/2012 03:18 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé en baisse à New York vendredi, les courtiers consolidant leurs positions en toute fin de séance malgré des inquiétudes sur la trajectoire d'une tempête tropicale qui pourrait toucher le golfe du Mexique en début de semaine prochaine.

Le baril de référence pour livraison en octobre a perdu 12 cents à 96,15 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les opérateurs "ont consolidé leurs positions durant la dernière demi-heure de la séance", équilibrant leurs portefeuilles à l'approche du week-end, mais le marché a été hésitant toute la journée, a indiqué Rich Ilczyszyn, de iiTrader.

Les courtiers se sont en effet inquiétés d'une tempête tropicale "qui menace actuellement Haïti et sera sur Cuba dimanche soir, éventuellement lundi dans le golfe du Mexique", a-t-il expliqué.

"Selon les prévisions actuelles, la tempête (Isaac) va longer la Floride et va toucher la partie est du golfe du Mexique, ce qui serait alors un non-événement pour le pétrole", a-t-il ajouté. "Mais nous surveillons de très près".

"Même s'il n'est pas certain qu'elle fasse beaucoup de dégâts, ni qu'elle touche les régions productrices (de brut), cela perturbe toujours un peu l'approvisionnement car il faut évacuer les gens" de manière préventive, a souligné James Williams, de WTRG Economics.

Les prix du pétrole ont aussi pâti des rumeurs sur "une possible utilisation des réserves stratégiques de pétrole des Etats-Unis durant la deuxième ou la troisième semaine de septembre", a indiqué M. Ilczyszyn.

Par ailleurs, "les opérateurs attendaient des nouvelles positives en provenance d'Europe mais rien de vraiment concret n'est encore arrivé", a relevé Matt Smith de Summit Energy.

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre grec à Berlin vouloir que la Grèce reste dans la zone euro, mais a toutefois réaffirmé vouloir attendre le rapport de la troïka en septembre (qui réunit les experts européens et du FMI chargés d'évaluer les progrès du pays pour assainir ses finances) avant toute révision des exigences imposées à la Grèce.

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