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Derrière Armstrong, des doutes

24/08/2012 10:01 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Si Lance Armstrong est bel et bien dépouillé de ses sept victoires au Tour de France, l'attribution de ses titres pourrait devenir tout un casse-tête.

Les coureurs classés derrière l'Américain à la Grande Boucle entre 1999 et 2005 ont, pour la plupart, un lourd passé en matière de dopage. Voici un rapide aperçu des podiums de ces sept années du Tour de France.

1999

  • 2e : Alex Zulle : en 1998, le Suisse faisait partie de l'équipe Festina, exclue du Tour cette année-là pour consommation d'EPO. Zulle a lui-même admis s'être dopé de 1995 à 1998.
  • 3e : Fernando Escartin : l'Espagnol n'a jamais été trouvé coupable de dopage. Mais son équipe de l'époque, Kelme, a été accusée de dopage systématique en 2004.

2000

  • 2e : Jan Ullrich : gagnant du Tour en 1997, son nom a été mêlé à l'opération Puerto (dopage par transfusion sanguine), en mai 2006. Les allégations ont été suffisamment sérieuses pour qu'Ullrich soit dépouillé de sa 3e place au Tour de 2005. S'il a admis avoir été en contact avec le Dr Enfemiano Fuentes, l'Allemand n'a jamais reconnu s'être dopé.
  • 3e : Joseba Beloki : comme Ullrich, Beloki a vu son nom être mêlé à l'opération Puerto. Un tribunal espagnol l'aurait absous.

2001

  • 2e : Ullrich : voir 2000.
  • 3e : Beloki : voir 2000.

2002

  • 2e : Beloki : voir 2000.
  • 3e : Raimondas Rumsas : les soupçons à son sujet on fait surface au dernier jour du Tour cette année-là. Son épouse, Edita, avait alors été arrêtée à la frontière italienne en possession de produits dopants. Rumsas avait expliqué que les produits étaient pour sa belle-mère et ses tests antidopage au Tour 2002 ont tous été négatifs. Le Lithuanien s'est toutefois fait prendre en défaut pour consommation d'EPO au Tour d'Italie l'année suivante.

2003

  • 2e : Ullrich : voir 2000.
  • 3e : Alexandre Vinokourov : le Kazakh s'est seulement fait prendre en 2007 après deux tests positifs pour des transfusions sanguines illégales. Il a purgé sa suspension de deux ans et a conclu sa carrière de belle façon aux Jeux de Londres avec une victoire à la course sur route.

2004

  • 2e : Andreas Kloeden : l'Allemand n'a jamais été pris pour dopage et a toujours nié avoir triché. L'unique soupçon dans son cas est qu'il a été membre entre 2004 et 2006 de T-Mobile, équipe dont de nombreux coureurs ont été mêlés à des scandales de dopage en 2006.
  • 3e : Ivan Basso : suspendu pour deux ans pour dopage en 2006 et exclu de la Grande Boucle cette année-là, Basso était lui aussi impliqué dans l'opération Puerto. Il a reconnu avoir donné son sang au Dr Fuentes, mais assure ne l'avoir jamais utilisé. De retour de sa suspension, il a remporté l'édition 2010 du Tour d'Italie.

2005

  • 2e : Basso : voir 2004.
  • 3e : Ullrich : voir 2000.

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