QUÉBEC - Pas de perte de temps: les grands changements promis par le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, seront exécutés dès le début de son premier mandat.

S'il est élu, François Legault promet qu'il tiendra toutes ses promesses.

«Un peu comme (Barack) Obama le disait, 'Yes we can'. On est capables de les faire. On est capables de tenir nos promesses», a-t-il lancé vendredi.

«Puis faut le faire tout de suite en début de mandat», a-t-il lancé à un citoyen de Portneuf qui l'a interpellé sur la terrasse de la Cantine chez Ti-Oui, où le chef s'est arrêté pour manger une poutine.

«La job, au début!», a-t-il ajouté.

Car plus on avance dans un mandat, plus il y a des gens qui commencent à penser à la réélection, a fait valoir le chef caquiste.

«Les petites crises comme on en a vu avec les étudiants à la fin du mandat, c'est pas idéal», a-t-il poursuivi d'un ton sarcastique, faisant référence aux remous du printemps qui ont éclaboussé la fin de mandat de Jean Charest.

Méfiant, comme plusieurs Québécois qui s'inquiètent que les promesses de la CAQ soient irréalistes, le citoyen de Portneuf demandait au chef si les engagements seraient concrétisés ou oubliés dès le lendemain de l'élection du 4 septembre.

«Je suis revenu en politique justement pour livrer», a assuré M. Legault.

«Ça peut être 'tough' avec certains syndicats, on se contera pas d'histoires», a expliqué le chef caquiste, qui insiste que les changements doivent être faits pour les enfants et le bien du Québec.

Et justement parce qu'il prévoit utiliser sa méthode «ferme sans être fermé» avec les syndicats, il croit que sa réforme de l'État va fonctionner. Contrairement à la «réingénérie de l'État» promise par le chef libéral Jean Charest en 2003.

Le premier ministre s'était alors éparpillé dans toutes les directions, ce qui a miné les résultats, a commenté M. Legault. «Il y a eu un manque de courage.»

Et les syndicats seraient aussi en partie responsables.

Selon lui, le Parti québécois n'était alors pas prêt à faire le ménage, pour ne pas se mettre à dos les syndicats.

«Ce qui a empêché la réingénérie en 2003, c'est entre autres, je m'en souviens très bien, parce que la FTQ était à la porte de l'Assemblée nationale à tous les jours», avait indiqué plus tôt en journée le chef de la CAQ à Québec.

M. Legault pourrait d'ailleurs vouloir enlever un certain rapport de force aux syndicats.

Après les avoir qualifiés la semaine dernière de «force du statu quo» qui veulent entraver les changements qu'il souhaite apporter, M. Legault a réitéré qu'il n'exclurait pas d'accorder aux municipalités un droit de lock-out.

Il a dit vouloir ainsi rétablir un certain rapport de force entre les municipalités et les syndicats lors des négociations. Le chef de la CAQ prévoirait cependant une définition des services essentiels.

Le droit de lock-out a été demandé à plusieurs reprises par le maire de Québec, Régis Labeaume, notamment dans le cadre des discussions pour régler le déficit des fonds de retraite des employés municipaux. Mais selon M. Legault, cette demande lui a aussi été formulée en privé par des dizaines d'autres maires.

«Je pense qu'à partir du moment où on leur dit (aux syndicats): 'soit on a une entente négociée, soit qu'on donne le droit de lock-out', ça nous donne un argument de négociation. Et je vous garantis qu'on est prêt à aller jusqu'au bout avec le droit de lock-out», a-t-il lancé.

D'ailleurs, les municipalités auraient plus de pouvoirs sous un gouvernement de la CAQ, promet-il.

Lorsque les municipalités seraient mieux placées pour gérer un service aux citoyens, la CAQ envisage de leur donner le pouvoir politique et législatif nécessaire, assorti des enveloppes financières pour le faire, a détaillé François Legault en point de presse à Québec.

Mais il avertit qu'avec des pouvoirs supplémentaires, viendraient aussi des responsabilités accrues d'imputabilité. La nomination de vérificateurs internes est prévue, tout comme la création d'un poste de vérificateur général municipal.

Les municipalités obtiendraient aussi une marge de manoeuvre accrue en matière de relations de travail.

Le chef de la CAQ a fait valoir les bénéfices de cette décentralisation des pouvoirs aux municipalités devant l'entrée du défunt zoo de Québec. Élu, il promet d'ailleurs de lancer très rapidement un appel d'offres pour trouver un promoteur qui va créer un projet récréotouristique sur le site.

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  • 22 août 2012: Duel entre Marois et Legault

    (Crédit photo: Agence QMI)

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