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Bahreïn: Paris "très inquiet" pour un militant des droits de l'homme se mobilise

24/08/2012 01:22 EDT | Actualisé 24/10/2012 05:12 EDT

Paris s'est dit "très inquiet" du sort du militant bahreïni des droits de l'Homme Nabil Rajab, acquitté pour des propos jugés insultants mais condamné à trois ans de prison pour sa participation à des manifestations interdites, et "se mobilise" pour sa libération.

"La France se mobilise pour demander sa libération", a déclaré vendredi l'Elysée à l'issue d'une rencontre entre le président François Hollande et Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH).

"Le président de la République a exprimé son soutien aux démarches de la FIDH pour obtenir la libération" de Nabil Rajab, également secrétaire général adjoint de cette organisation dans son pays, a poursuivi la présidence française dans un communiqué.

"Nous notons, avec soulagement, l'acquittement de M. Nabil Rajab pour ses propos tenus sur des réseaux sociaux. Nous demeurons néanmoins très inquiets quant à la situation de M. Rajab, dont la condamnation à une peine de trois ans pour sa participation à des manifestations, le 16 août dernier, est maintenue", a déclaré pour sa part Vincent Floreani, porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères.

A la tête du "Bahrain Centre for Human Rights", le militant, âgé de 48 ans, avait été condamné le 16 août à trois ans de prison ferme pour sa participation à des manifestations non autorisées. Il a par contre été acquitté jeudi pour des propos sur Twitter qui étaient jugés insultants à l'égard des habitants de Mouharraq, une localité à majorité sunnite.

"Nous espérons que cette condamnation, au sujet de laquelle nous avions exprimé notre trouble, sera revue en appel. Nous restons préoccupés par la persistance des tensions dans le royaume de Bahreïn et rappelons notre profond attachement à la liberté d'expression et d'opinion et au droit à manifester pacifiquement", a ajouté M. Floreani au cours d'un point de presse.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation de la monarchie sunnite, animé par les chiites, majoritaires, qui réclament une monarchie constitutionnelle.

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