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Un mort et deux blessés dans de nouveaux affrontements dans le nord du Liban

23/08/2012 03:47 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

Des combats ont fait jeudi matin un mort et deux blessés à Tripoli, la grande ville du nord du Liban secouée pour la 4e journée consécutive par des heurts confessionnels liés au conflit en Syrie, a-t-on appris de source sécuritaire.

Les affrontements, qui ont coûté la vie en quatre jours à 10 personnes et blessé 86, s'étaient poursuivis toute la nuit en dépit d'un cessez-le-feu décrété mercredi après-midi après une réunion de notables de Tripoli et du déploiement de renforts militaires, selon la même source.

Ces accrochages à l'arme automatique et au lance-roquettes opposent depuis lundi des bandes issues de deux quartiers misérables séparés par une rue: Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien, et Jabal Mohsen, alaouite et partisan du président Bachar al-Assad.

Ce dernier est de confession alaouite, une branche du chiisme minoritaire en Syrie.

Jeudi matin, "une personne a été tuée et deux autres blessées à Jabal Mohsen, quartier majoritairement alaouite, lors d'un échange de tirs avec des habitants du quartier Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite", a déclaré la source de sécurité.

Il s'agit du dernier épisode d'une série de combats qui secouent régulièrement la ville portuaire de Tripoli entre pro et anti-Assad depuis le début de la crise en Syrie il y a 17 mois.

Le Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne, reste profondément divisé entre adversaires et partisans du régime Assad dont le puissant mouvement chiite du Hezbollah.

Le Premier ministre libanais Najib Mikati, originaire de Tripoli, s'est dit "inquiet des tentatives d'entraîner le Liban de plus en plus dans le conflit en Syrie alors que ce qui est demandé à tous les responsables c'est de coopérer pour (...) protéger le Liban du danger".

La France a mis en garde contre toute importation du conflit syrien sur le territoire libanais, alors que le département d'Etat américain s'est dit "très inquiet des violences" au Liban et d'une "réaction en chaîne à partir de la Syrie".

L'ONU a appelé la communauté internationale à soutenir davantage le Liban face aux risques de déstabilisation liés aux retombées du conflit syrien.

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