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Seif al-Islam Kadhafi sera jugé en Libye

23/08/2012 02:43 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

La justice libyenne a annoncé jeudi que Seif al-Islam, le fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, subira son procès en septembre dans la ville de Zenten, où il est emprisonné depuis qu'il a été arrêté en novembre.

« Un comité du bureau du procureur général a achevé son enquête sur les crimes commis par Seif al-Islam depuis le début de la révolution, le 15 février [2011] jusqu'à son arrestation, et a préparé les chefs d'accusation qui doivent être retenus par le procureur général les prochains jours avant de fixer une date pour le procès dont l'ouverture est prévue en septembre », a déclaré Taha Nasser Baara, porte-parole du procureur.

Selon lui, il y a à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, un tribunal pouvant être équipé pour accueillir la presse. « Zenten est une ville de Libye et la loi nous permet de juger Seif dans la plupart des villes libyennes, dans la mesure où ses crimes ont concerné tout le pays », a précisé M. Baara

Il a nié des allégations rapportées par la presse selon lesquelles des pourparlers auraient eu lieu entre le bureau du procureur et la milice d'anciens rebelles qui avait arrêté Seif al-Islam et aurait exigé qu'il soit jugé à Zenten. « Les villes qui sont loin de la capitale sont plus sécurisées », a-t-il soutenu.

La Cour pénale internationale (CPI) a délivré un mandat d'arrêt en juin 2011 contre Seif al-Islam pour des crimes contre l'humanité perpétrés durant le soulèvement qui a conduit à la chute puis à la mort de son père, en octobre 2011. Les autorités libyennes ont toutefois officiellement contesté en mai dernier la compétence de la justice internationale, estimant qu'elle ne serait pas en mesure de le juger.

La CPI a indiqué ne pas avoir été informée d'un éventuel jugement du fils de Mouammar Kadhafi à Zenten, soulignant que la procédure de la Cour à son encontre suivait son cours.

« Durant les investigations, il n'y a eu aucune intervention de la CPI », a affirmé le porte-parole du procureur libyen, faisant valoir que la justice de son pays disposait de « preuves solides, sous forme [d'enregistrements] sonores, d'images, de documents et de témoignages ». « Nous pensons que ces preuves sont suffisantes pour le condamner et le juger », a ajouté M. Baara.

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