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Scrutin: les CS anglophones expriment leurs craintes, mais restent neutres

23/08/2012 12:39 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les commissions scolaires anglophones craignent les bouleversements que proposent à leurs yeux la Coalition avenir Québec et le Parti québécois, mais ne vont pas jusqu'à suggérer aux parents de voter pour le Parti libéral.

«Ce n'est pas dans notre mandat de dire aux gens comment voter», a répondu jeudi le président de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, David C. D'Aoust, au cours d'une conférence de presse à Montréal.

Mais l'association des commissions scolaires anglophones nourrit certainement des craintes envers les plateformes électorales de la CAQ et du PQ.

Par exemple, elle craint l'engagement de la Coalition avenir Québec d'abolir les commissions scolaires, ce qui toucherait évidemment les neuf commissions scolaires anglophones du Québec.

Elle dénonce aussi l'engagement du Parti québécois d'appliquer la Loi 101 non seulement aux cégeps, mais aussi aux écoles de formation professionnelle et à l'éducation des adultes, ce qui toucherait les commissions scolaires anglophones qui gèrent ces programmes.

Selon M. D'Aoust, les commissions scolaires anglophones pourraient ainsi perdre «jusqu'à 5000» de leurs 10 000 élèves inscrits à ces cours pour adultes.

«Ils ne viennent pas toujours chez nous à cause de la langue. On offre des programmes techniques assez précis et ponctuels, qui sont de bonne qualité», a défendu M. D'Aoust.

L'association critique également le gouvernement libéral de Jean Charest, auquel elle reproche d'avoir réduit le budget de l'école publique de 150 millions $, tout en «soutenant que cette insuffisance budgétaire n'aurait aucun impact sur les élèves en classe».

«Les commissions scolaires ont subi des réductions budgétaires catastrophiques ces dix dernières années», s'est exclamé M. D'Aoust, qui requiert de tous les chefs politiques un engagement ferme envers le financement de l'école publique.

«Tout ce qu'on dit, c'est qu'en ce qui concerne l'éducation publique, à l'heure actuelle, les gens, les parents ont le droit à une réponse claire et nette sur les questions que nous avons déjà formulées», a-t-il conclu.

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