POLITIQUE

L'ex-attaché politique de René Gauvreau accusé de fraude

23/08/2012 09:22 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT
Radio-Canada

De nouvelles accusations de fraude et de vol ont été portées contre l'ancien attaché politique du député péquiste dans la circonscription de Groulx, René Gauvreau.

Jean Paquette est accusé de 26 chefs pour avoir soutiré près de 200 000 $ à 13 personnes de la couronne Nord de Montréal. Selon certaines des présumées victimes, Jean Paquette utilisait son bureau de circonscription ainsi que son titre d'attaché politique pour convaincre les gens de lui confier leur argent.

Jean Paquette a fait faillite pour une quatrième fois en juillet 2011. Selon l'une des présumées victimes, ces accusations criminelles ne sont qu'une bien mince victoire.

« Avec tous les délais qui s'accumulent, l'argent ça se dépense vite. On lui donne tous les délais nécessaires pour en user à sa guise. C'est aussi bien de dire que cet argent va disparaître », estime Jean-Marc Proulx.

L'ex-attaché politique devra comparaître au palais de justice de Saint-Jérôme le 5 septembre prochain.

L'affaire Jean Paquette

Jean Paquette était l'attaché politique du député de Groulx depuis janvier 2009. Il avait dû démissionner de ses fonctions en octobre 2010 sur fond d'allégations de malversations, révélées par Radio-Canada.

René Gauvreau avait alors soutenu ne pas avoir été mis au courant que son attaché politique utilisait les ressources du bureau de la circonscription pour faire des affaires. Il avait ensuite reconnu avoir fait une erreur en faisant confiance à son ex-attaché politique.

Le président de l'organisation péquiste de la circonscription de Deux-Montagnes, Daniel Legault, avait démissionné en février 2011 pour protester contre le manque de transparence du PQ dans cette affaire.

En juin 2011, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, avait tout de même demandé à René Gauvreau de se retirer du caucus péquiste le temps que soit complétée l'enquête sur Jean Paquette. Ce départ temporaire avait été annoncé la même journée que celui, permanent, du député de Deux-Montagnes, Benoit Charette. Ce dernier avait décidé de quitter ses fonctions dans la foulée des démissions en bloc de Pierre Curzi, Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Jean-Martin Aussant.