NOUVELLES

Mondial-2018: Moscou enterre son projet de lignes à grande vitesse (presse)

23/08/2012 07:49 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

La Russie a enterré son projet de construire des lignes de chemin de fer à grande vitesse en vue du Mondial-2018 de football en raison de contraintes budgétaires, révèle jeudi le quotidien Vedomosti.

Le programme d'extension des liaisons ferroviaires n'est pas inclus dans le projet de budget 2013-2015, ont indiqué plusieurs fonctionnaires au journal.

La construction de ces lignes à grande vitesse entre Moscou et plusieurs villes qui doivent accueillir des matches du Mondial, un projet grandiose du président Vladimir Poutine qui devait permettre de revitaliser certaines régions russes, devait pourtant débuter dans un an.

Un porte-parole du vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a toutefois indiqué à l'agence Ria Novosti qu'un groupe de travail interministériel étudierait la question du financement de ce projet à l'automne.

De son côté, une porte-parole de la compagnie de chemins de fer russe a déclaré que RZD avait envoyé au gouvernement son projet de construction de la ligne à grande vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg (nord-ouest) et attendait toujours une réponse.

"Nous avons présenté tous les arguments et les calculs, mais nous n'avons pas reçu de réponse officielle pour l'instant", a déclaré sur la radio Echo de Moscou Ekaterina Guerassimova.

Le coût de la ligne entre Moscou et Saint-Pétersbourg a été estimé à 1.120 milliards de roubles (28 milliards d'euros), tandis que celui de la ligne qui doit relier la capitale russe à Ekaterinbourg (Oural), en passant par Nijni-Novgorod et Kazan, au double, selon des documents de RZD.

Il était prévu que les investissements publics couvrent 70% du montant des travaux.

Un proche du vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov en charge de la préparation du Mondial, cité par Vedomosti, assure que les lignes à grande vitesse ne sont pas indispensables et qu'il suffit de construire de nouvelles lignes ordinaires et de moderniser celles qui existent déjà.

"Se hâter de réaliser des projets aussi chers quand on a une crise économique mondiale est insensé", a indiqué cette source, citant l'avis de M. Chouvalov.

Il n'est par ailleurs pas exclu que le gouvernement abandonne son projet de lignes à grande vitesse, même après le Mondial, selon une autre source gouvernementale.

Plusieurs groupes étrangers, dont le Français Alstom et l'Allemand Siemens, convoitent ce marché gigantesque. Au total, le projet en vue du Mondial représentait 3.000 km de voies ferrées.

edy/lap/gv

PLUS:afp