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Merkel et Hollande exhortent la Grèce à poursuivre ses efforts

23/08/2012 01:31 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

BERLIN - BERLIN (Sipa) — Angela Merkel et François Hollande ont exhorté jeudi soir la Grèce à poursuivre ses réformes, même douloureuses, pour se maintenir dans la zone euro. Ni la chancelière allemande ni le président français n'ont mentionné les deux ans de délai supplémentaire qu'Athènes réclame.

Les deux dirigeants s'exprimaient devant la presse avant un dîner de travail à Berlin visant à préparer notamment leurs prochaines rencontres avec le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras. Angela Merkel doit le recevoir vendredi, François Hollande samedi.

Soulignant que les engagements pris devaient être tenus, la chancelière allemande a indiqué qu'elle allait "encourager" la Grèce à poursuivre ses réformes.

"Nous voulons, je veux que la Grèce soit dans la zone euro", a déclaré le président français. "Il appartient aux Grecs de faire les efforts indispensables pour que nous puissions atteindre cet objectif".

Antonis Samaras, qui a rencontré mercredi son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, demande que le plan de rigueur grec soit étalé jusqu'en 2016, et non 2014 comme prévu. Les réformes structurelles ont été exigées en contrepartie des deux plans de sauvetage internationaux à plus de 240 milliards d'euros qui ont évité à la Grèce la faillite depuis mai 2010.

"Tout ce que nous voulons, c'est un peu d'air pour respirer, pour remettre l'économie en route et accroître les revenus de l'Etat", plaidait le chef du gouvernement grec dans un entretien publié mercredi dans le quotidien allemand "Bild". "Nous devons encourager la croissance parce que cela permet de réduire les déficits".

Athènes affiche une dette de plus de 300 milliards d'euros (372 milliards de dollars). Son économie est confrontée à sa cinquième année de récession, avec un taux de chômage dépassant les 23%.

Le déblocage d'une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros, sans laquelle la Grèce risque de faire faillite et de devoir renoncer à l'euro, dépend des conclusions des inspecteurs de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui doivent se rendre en Grèce en septembre.

Plusieurs hommes politiques allemands ont récemment évoqué ouvertement la sortie de l'euro de la Grèce. Le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a déclaré que l'idée avait "perdu de son horreur".

cb

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