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Les Canadiens de 25 à 34 ans continueront d'acheter un domicile, croit la CIBC

23/08/2012 09:40 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'impact du ralentissement du marché immobilier prévu ne sera peut-être pas aussi sérieux que certains le craignent car les Canadiens âgés entre 25 et 34 ans continueront d'acheter un domicile, parfois avec l'aide de leurs parents, affirme un économiste de Marchés mondiaux CIBC.

L'analyste s'attaque à la théorie voulant que la croissance de la population ne sera pas assez forte pour maintenir la demande, ce qui exercera une pression à la baisse sur les prix des logements, qui ont augmenté de façon dramatique pendant la période de faibles taux d'intérêt qui dure depuis quelques années.

«Cette crainte liée à la démographie fait beaucoup de bruit pour rien», a affirmé jeudi Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC (TSX:CM).

Selon les prévisions démographiques, il y aura un déclin du nombre de Canadiens de moins de 25 ans et de ceux dont l'âge se situe entre 45 et 54 ans, mais M. Tal a fait remarquer que ces groupes d'âge ne représentaient qu'une petite proportion des Canadiens désireux d'acheter une maison.

L'économiste a indiqué que le nombre de Canadiens âgés entre 25 et 34 ans — le groupe d'âge formant la vaste majorité des premiers acheteurs — continuerait d'augmenter.

Bien que les jeunes gens doivent possiblement retarder l'achat d'une maison pendant quelques années en raison de leurs dettes d'études, leurs parents pourront les aider, a affirmé M. Tal depuis Toronto.

«Plusieurs parmi ces jeunes ont de la chance, ils ont de riches parents», a déclaré l'économiste en entrevue, à la suite de la publication du rapport de la banque.

«Il s'agit en fait de la première génération dont les parents ont plus d'argent que les enfants, et ces parents vont signer un joli chèque, a-t-il dit. Le niveau de l'endettement étudiant n'est pas assez élevé pour vraiment tuer le marché immobilier.»

Ces jeunes gens ont également la possibilité de vivre chez leurs parents le temps de rembourser leurs dettes et d'épargner en vue d'un paiement initial, a ajouté M. Tal.

Et une fois qu'ils quitteront le nid familial, les membres de la jeune génération seront «extrêmement dynamiques» sur le marché de l'emploi, ce qui les aidera à s'acheter une maison.

«Ils seront employables, ils travailleront et ils feront de l'argent», a-t-il dit.

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