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Le sort d'un militant du Bahreïn "inquiète profondément" les Etats-Unis

23/08/2012 05:02 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont déclaré jeudi être "profondément inquiets" du sort réservé à un militant bahreïnien des droits de l'Homme, acquitté pour des propos jugés insultants sur Twitter, mais condamné à trois ans de prison pour sa participation à des manifestations interdites.

Se félicitant de l'acquittement de Nabil Rajab prononcé par une cour d'appel du pays jeudi, la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland s'est dite "profondément inquiète que la cour bahreïnienne (le) condamne simultanément à trois ans de prison pour avoir organisé des rassemblements illégaux".

"Nous profitons de cette occasion pour exhorter le gouvernment du Bahreïn à examiner toutes les options possibles pour trouver une solution et, plus généralement, à aller plus loin pour établir la confiance au sein de la société bahreïnienne et à lancer un dialogue constructif entre l'opposition politique, la société civile et le gouvernement", a ajouté la porte-parole.

Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation de la monarchie sunnite, animé par les chiites, majoritaires, qui réclament une monarchie constitutionnelle.

A la tête du "Bahrain Centre for Human Rights", le militant, âgé de 48 ans, avait été condamné le 16 août à trois ans de prison ferme pour sa participation à des manifestations non autorisées. Il a par contre été acquitté jeudi de sa condamnation à trois mois de prison ferme prononcée le 9 juillet pour des propos sur Twitter jugés insultants à l'égard des habitants de Mouharraq, une localité à majorité sunnite.

Les Etats-Unis, qui disposent d'une base militaire au Bahreïn, sont très critiqués par les organisations de défense des droits de l'Homme, qui leur reprochent de vendre des armes à la monarchie. Celles-ci pointent aussi du doigt l'attitude contrastée des Américains, jugés complaisants avec le pouvoir bahreïnien alors qu'ils font pression sur d'autres régimes arabes contestés par la rue.

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