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Le quart d'une aide de 2 mds USD promise par le Qatar versé à l'Egypte

23/08/2012 08:26 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

Une première tranche de 500 millions de dollars d'une aide de deux milliards de dollars promise par le Qatar a été versée à l'Egypte, a annoncé jeudi le ministre égyptien des Finances Momtaz al-Saïd.

"La tranche de 500 millions de dollars a été versée sur le compte du ministère des Finances auprès de la Banque centrale", a déclaré M. Saïd à l'agence officielle Mena.

Il a dit s'attendre à ce que le reste de l'assistance soit transféré à l'Egypte au cours du mois de septembre prochain, rappelant que le Qatar avait déjà fait don à l'Egypte de 500 millions de dollars en octobre dernier.

Le Qatar a décidé le 11 août d'apporter un soutien financier de 2 milliards de dollars à l'Egypte, en proie à de graves difficultés économiques, à l'occasion d'une rencontre au Caire entre le président Mohamed Morsi et l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani.

Le soutien du Qatar est sous forme de dépôt auprès de la Banque centrale égyptienne, dont les réserves en devises ont fortement diminué depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011, atteignant 14,4 milliards de dollars, contre 36 milliards il y a un an et demi.

La fonte des réserves de l'Egypte fait craindre pour sa capacité à maintenir ses importations de produits de première nécessité, comme le blé ou les carburants raffinés, et d'honorer ses engagements financiers internationaux.

L'Egypte a demandé mercredi un prêt de 4,8 milliards de dollars, au lieu de 3,2 milliards de dollars prévus initialement, au Fonds monétaire international (FMI), à l'occasion de la visite au Caire de sa directrice Christine Lagarde.

M. Saïd a estimé jeudi, selon la Mena, que la visite en elle même de Mme Lagarde donnait un "signal aux investisseurs et aux milieux d'affaires de l'intérieur et de l'extérieur sur un début de relance de l'économie égyptienne"

L'instabilité politique en Egypte s'est notamment traduite depuis début 2011 par de graves difficultés pour le secteur crucial du tourisme, une chute des investissements étrangers, une aggravation du déficit budgétaire et de nombreux conflits sociaux.

mh/feb

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