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Le pétrole ouvre en hausse à New York, espoir d'une intervention de la Fed

23/08/2012 09:27 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont poursuivi jeudi à l'ouverture à New York la hausse entamée la veille après la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui ont renforcé les espoirs d'une nouvelle intervention de l'institution pour soutenir l'économie.

Vers 13H15 GMT, le baril de référence pour livraison en octobre gagnait 33 cents à 97,59 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Dans les échanges électroniques, le baril s'était hissé vers 07H15 GMT jusqu'à 98,29 dollars, un sommet depuis le 4 mai.

La progression des cours "est portée par la percée effectuée hier juste après la diffusion des minutes de la Fed, qui ont indiqué qu'un nouvel assouplissement monétaire était possible", a relevé John Kilduff, d'Again Capital.

Selon le compte-rendu de leur dernière réunion publié mercredi, les dirigeants de la banque centrale des Etats-Unis seraient tentés d'augmenter "sous peu" leur soutien à l'économie américaine en cas de persistance du ralentissement économique.

La perspective d'un assouplissement monétaire, qui se traduit par une nouvelle injection de liquidités dans l'économie et par la dilution de la valeur du billet vert, contribuait à rendre plus intéressants les achats de brut libellés dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

"Les précédentes phases d'assouplissement avaient généré des hausses des prix", a rappelé M. Kilduff.

Les prix du brut continuaient aussi d'être soutenus par "les chiffres de stocks de pétrole publiés par le département américain de l'Energie" mercredi qui ont fait état d'une baisse surprise des réserves, ont noté les experts de Commerzbank.

"En huit semaines, les réserves de brut américains ont baissé de 26,4 millions de barils, même s'ils sont encore 6,5% au dessus de la moyenne de long terme", ont-ils relevé.

Par ailleurs les cours du pétrole "prennent toujours en compte les craintes géopolitiques au Moyen-Orient", a souligné M. Kilduff.

Outre les violences en Syrie, les opérateurs s'inquiètaient d'une guerre que pourrait lancer Israël contre l'Iran et son programme nucléaire.

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