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Le BCP en désaccord avec l'exercice Cold Response

23/08/2012 08:10 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le Bureau du Conseil privé (BCP) avait émis l'an dernier des réserves quant à la participation de centaines de soldats canadiens au nord de la Norvège dans le cadre du projet Cold Response visant à établir les limites territoriales et le développement de l'Arctique.

Selon un rapport du BCP, un organisme fédéral qui conseille le gouvernement sur les enjeux importants de la nation, le Canada ne devrait pas dû participer à cette expédition. Le rapport, dont la Presse Canadienne a obtenu copie en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, a été remis au premier ministre Harper en septembre 2011. Le BCP alléguait que la participation à cet exercice militaire au-dessus du cercle polaire arctique risquait de dénaturer la politique du gouvernement canadien.

Il avait fallu l'intervention du sous-ministre adjoint à la Défense pour ouvrir la voie à une participation de l'Armée canadienne et rassuré les autorités gouvernementales en affirmant qu'il n'y avait pas d'obstacles de nature politique à un tel projet.

Cinq États de la région de l'Arctique sont en lice pour le développement de ses ressources naturelles. Il s’agit de la Russie, du Canada, du Danemark, de la Norvège et des États-Unis. Les gisements d'hydrocarbures sur le pôle Nord sont estimés à un quart de toutes les réserves non découvertes dans le monde.

Environ 800 soldats du 1er Bataillon, The Royal Canadian Regiment, de Petawawa, en Ontario, ont pris part à l'exercice Cold Response en mars dernier. Ils faisaient partie d'un contingent formé de 16 000 militaires américains, britanniques, français. norvégiens, hollandais et suédois.

Cet exercice se tient régulièrement depuis 2006 et coïncidait cette année avec la réélection du président russe Vladimir Poutine. Ce dernier considère cette mission comme une provocation.

Le Canada, qui revendique une partie du territoire, accuse beaucoup de retard sur son horaire prévu, a commenté le professeur Rob Huebert de l'Université de Calgary en ajoutant que les gouvernements canadiens ont beaucoup parlé du développement de l'Arctique au cours des dernières décennies, mais ont très peu agi.

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