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Kenya: le gouvernement veut récolter les armes pour éviter d'autres violences

23/08/2012 09:40 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

NAIROBI, Kenya - Le gouvernement kényan mènera une opération nationale pour désarmer toutes les communautés qui possèdent des armes illégales, après qu'au moins 52 villageois eurent été tués dans un affrontement entre agriculteurs et éleveurs dans le sud-est du pays, ont annoncé des responsables jeudi.

En plus des 52 personnes tuées, la Croix-Rouge kényane affirme qu'au moins 50 personnes sont disparues après l'attaque des agriculteurs de l'ethnie Pokomo contre les éleveurs semi-nomades de l'ethnie Orma.

Des témoins ont affirmé que certains Pokomo possédaient des armes à feu avec lesquelles ils ont tué des Orma. D'autres victimes ont été brûlées vives dans leur maison, poignardées ou tuées avec des flèches. Les assaillants ont aussi volé du bétail lors de l'attaque de mercredi dans le village de Riketa, dans la région du fleuve Tana, selon des témoins.

Onze enfants figurent parmi les personnes tuées, ont déclaré les autorités.

Les personnes disparues pourraient s'être noyées ou avoir été réduites en cendres lors de l'attaque, a avancé Sadik Kakai, responsable des opérations d'urgence à la Croix-Rouge kényane.

L'opération de désarmement menée par le gouvernement permettra de renforcer la sécurité dans les régions touchées par des conflits, a déclaré le ministre intérimaire de la Sécurité intérieure, Yusuf Haji.

«Le gouvernement mènera une opération pour désarmer toutes les communautés illégalement armées du pays afin d'assurer la sécurité», a déclaré M. Haji. Mais il n'a pas voulu dire quand l'opération commencerait, ni combien de temps elle durerait.

Le chef de la police kényane, Matthew Iteere, s'est rendu dans la région du fleuve Tana avec de hauts responsables pour y renforcer les mesures de sécurité et éviter les actes de représailles entre les deux groupes.

Selon les autorités, l'attaque de mercredi faisait suite au meurtre de deux agriculteurs Pokomo la semaine dernière. Les Pokomo accusent les Orma de faire paître leurs bêtes sur leurs terres.

Le responsable de la Croix-Rouge a déclaré qu'au moins 700 personnes avaient été déplacées de chez elles à cause de l'attaque, et qu'elles avaient besoin d'une aide urgente.

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