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Armstrong ne se battra plus

23/08/2012 06:09 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

Lance Armstrong a finalement choisi de ne pas se défendre contre les allégations de dopage formulées à son endroit par l'Agence antidopage américaine (USADA).

Le septuple vainqueur du Tour de France fera ainsi face à la situation et aux possibles sanctions qui en découleraient. Ces punitions pourraient inclure une suspension à vie du cyclisme et le retrait de ses victoires.

Armstrong a fortement nié toute faute au cours d'une carrière exceptionnelle. Les officiels antidopage l'accusent d'avoir utilisé des produits améliorant la performance, dont des stéroïdes et des transfusions sanguines.

Dans son communiqué publié jeudi, Armstrong a tout de même continué à se défendre.

« Il arrive un moment dans la vie d'un homme où il faut dire: "Trop c'est trop." Pour moi, ce moment est venu. Je fais face à des voix prétendant que j'ai triché en ayant un avantage injuste lorsque j'ai gagné mes sept Tours de France, et ce depuis 1999. Au cours des trois dernières années, j'ai fait l'objet d'une enquête pénale fédérale de deux ans suivie par la chasse aux sorcières contraire à la Constitution de Travis Tygart (NDLR : président de l'USADA). Le prix de tout cela a pesé sur ma famille, sur mon travail pour notre fondation et sur moi, et m'a conduit au point où j'en suis aujourd'hui : finir sur une absurdité.

« Si je pensais un seul instant qu'en participant à la procédure de l'USADA je pourrais affronter ces allégations dans un cadre équitable et une fois pour toutes enterrer ces accusations, je sauterais sur l'occasion. Mais je refuse de participer à une procédure unilatérale et inéquitable. »

On affirme aussi qu'il a pris part à un système élaboré de dopage à l'intérieur de ses équipes de 1999 à 2005, à l'époque où il remportait la Grande Boucle chaque année.

Les responsables de l'USADA indiquent que jusqu'à 10 anciens coéquipiers sont prêts à témoigner contre lui. Ils font aussi valoir qu'ils ont des résultats de tests de 2009 et de 2010 qui ne peuvent laisser croire qu'à du dopage.

Armstrong, 40 ans, s'est retiré du cyclisme en 2011. Il n'avait été accusé de rien, même après une enquête fédérale de deux ans, semblable à celle de l'USADA.

Guerre juridique

Les plus récentes accusations ont semé la discorde entre les agences. L'Union cycliste internationale, basée en Suisse, a dit que l'USADA n'a pas la juridiction pour mener le dossier. Et elle a demandé aux Américains de leur donner leurs preuves pour voir si une enquête doit avoir lieu. L'Agence mondiale antidopage s'est rangée derrière l'USADA à ce chapitre.

« Depuis le début, cette enquête n'avait pas vocation à établir la vérité ou faire le ménage dans le cyclisme, mais à me punir à tout prix, a ajouté Armstrong. Je suis retiré du cyclisme, l'USADA a formulé des accusations sur 17 années malgré sa propre limite (de prescription) de 8 ans. Comme des organisations respectées telles que l'UCI ou la Fédération cycliste américaine l'ont dit clairement, l'USADA n'a même pas le pouvoir de formuler ces accusations. »

Armstrong a poursuivi l'USADA en cour fédérale pour stopper leur enquête. Il disait que le processus d'arbitrage contrevenait aux règles. La poursuite a été rejetée lundi.

(La Presse canadienne)

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