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Alanis Morissette s'inspire de son bonheur familial pour son nouvel album

23/08/2012 12:15 EDT | Actualisé 23/10/2012 05:12 EDT

TORONTO - Lors d'une entrevue avec une célébrité, les questions personnelles sont souvent proscrites. Mais dans le cas d'Alanis Morissette, la vie personnelle et la vie professionnelle n'ont sans doute jamais été aussi intimement liées.

Évidemment, la rupture difficile ayant inspiré son populaire album «Jagged Little Pill» avait suscité son lot de questions quant à l'identité de son ex-compagnon. Et d'autres albums comme «So-Called Chaos» et «Flavors of Entanglement» ont semblé révéler quelques détails sur sa relation — et la fin de celle-ci — avec l'acteur hollywoodien Ryan Reynolds.

Mais son nouvel opus, «Havoc and Bright Lights», est différent. Inspirée par le bonheur qui lui ont procuré son mariage avec le rappeur Mario (MC Souleye) Treadway en 2010 et la naissance, plus tard la même année, de leur fils Ever, Morissette a enregistré son nouvel album chez elle pour demeurer près de son enfant.

Sa vie familiale et son nouveau rôle de mère ont permis à Morissette d'insuffler une nouvelle énergie à sa collection de chanson.

«Cela m'a permis d'avoir plus de jus et plus d'énergie, plutôt qu'être essoufflée par le mauvais fonctionnement de ma relation et mes distractions, a raconté la chanteuse de 38 ans lors d'une récente entrevue à Toronto. Cela m'a permis de me concentrer sur mes priorités.»

Professionnellement, cela veut dire qu'elle a passé beaucoup de temps à peaufiner son premier album en quatre ans. Cela signifie également qu'elle a dû trouver en elle la volonté d'ignorer les conseils non sollicités.

L'album reflète son bonheur nouveau. Au son des guitares du premier titre, «Guardian», Morissette chante son besoin de protéger son fils, tout en expliquant comment il lui a permis de trouver sa propre valeur.

Morissette n'a pas eu de difficulté à trouver son inspiration dans l'euphorie de sa vie familiale, même si elle était habituée jusque-là à créer à partir de ses difficultés. «Je crois que la passion compose, a-t-elle avancé. J'avais beaucoup de passion, au sujet de la féminité, de l'engagement et sur le fait de pouvoir enfin vivre la relation engagée et monogame dont j'avais tant rêvé.»

Mais l'album ne contient pas que de la joie. Morissette y dénonce la misogynie sur «Woman Down», traite de la dépendance dans «Havoc» et raconte ce qu'il en coûte de supprimer sa propre nature dans «Numb».

En plus de l'album, la Canadienne tente également de terminer ses mémoires, un projet sur lequel elle travaille depuis 1999 et qui, elle l'espère, sera complété l'an prochain.

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