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Tunisie: les nominations arbitraires à la tête des médias publics dénoncées

22/08/2012 03:02 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

TUNIS, Tunisie - Près de 200 journalistes, représentants de la société civile et de l'opposition se sont rassemblés mercredi devant le palais du gouvernement à Tunis pour dénoncer les nominations «arbitraires» à la tête des médias publics.

Plusieurs organisations et partis politiques accusent le gouvernement tunisien de vouloir contrôler les médias en prévision des prochaines élections.

La plupart des manifestants appartenaient au journal «Dar Assabah», la plus ancienne institution de presse en Tunisie. Ils contestaient la nomination de Lotfi Touati, ex-chef de police dans un quartier populaire de Tunis, comme directeur du journal.

«Au lieu d'appels à candidatures publiques conformes, nous assistons aujourd'hui à des méthodes de recrutement inappropriées, selon des procédures opaques qui répondent plutôt à des exigences politiques», a dénoncé la présidente du Conseil national de la liberté, Siham Bensédrine.

«Pour des médias publics libres et indépendants», pouvait-on lire sur une pancarte de l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

La directrice du bureau de RSF en Tunisie, Olivia Gré, s'est dite «scandalisée» par les nominations de dirigeants d'entreprises médiatiques publiques sans consultation des structures professionnelles concernées.

Une journaliste du quotidien «Dar Assabah», Sana Farhat, n'a pas écarté le recours à un sit-in et à une grève de la faim «si rien n'est fait pour rectifier le tir».

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