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Supercoupe d'Espagne: Vilanova-"Mou", retour sur les lieux du crime

22/08/2012 11:37 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

Premier "clasico" de la saison, le match aller de la Supercoupe d'Espagne au Camp-Nou, jeudi, marquera aussi les retrouvailles entre Mourinho et Tito Vilanova, qui il y a un an s'étaient trouvés au coeur d'un accrochage après un doigt dans l'oeil devenu fameux.

Alors que Mourinho entame sa troisième saison à la tête du Real Madrid et que Vilanova est désormais aussi connu du grand public pour avoir pris la succession de Pep Guardiola, parti à la fin de la saison dernière, les deux entraîneurs reviennent donc sur les lieux du crime.

Flash-back, 17 août 2011: le match retour de la Supercoupe d'Espagne se termine sur un score favorable au Barça (3-2). Grâce à un but providentiel de Messi à deux minutes du coup de sifflet final, les Catalans viennent de remporter le 12e titre de l'ère Guardiola (14 au total), aux dépens de leur éternel rival.

Au Barça, l'humeur est au beau fixe, peut-être un rien chambreuse. Au Real, en revanche, les esprits sont chagrins. C'est le moment que choisit Mourinho pour s'approcher dans le dos de Vilanova, à l'époque bras droit de Guardiola, et pour lui enfoncer, sans autre sommation, son doigt dans l'oeil. Celui-ci répliquera par une poussette dans le dos du "Special One".

Dans la conférence de presse qui suit, Mou refusera de présenter ses excuses, déformant qui plus est volontairement le nom de "Tito", qu'il se fait une joie de rebaptiser "Pito" (sifflets, en espagnol).

Un an plus tard, les esprits semblent pourtant s'être apaisés. Dans une interview récente, l'entraîneur du Real Madrid a fini par admettre qu'il s'était "trompé ce jour-là".

"Je travaille beaucoup avec mes joueurs sur ce point précis, sur le contrôle des émotions, sur l'importance de ne penser qu'à bien jouer. Mais ce jour-là, je me suis trompé et je ne cherche pas d'excuses", a ainsi reconnu Mourinho.

Peut-être le coach merengue sait-il aussi maintenant qui est "Pito". Commencer la saison en guerre ouverte avec le nouvel entraîneur du Barça ferait en effet désordre, d'autant plus que la fédération espagnole a pour cette fois-ci encore décidé de... fermer les yeux.

Alors que les deux hommes s'étaient initialement vus attribuer deux matches de suspension pour Mourinho, un pour Vilanova, le président de la fédération Angel Maria Villar a en effet décidé de "gracier" les deux protagonistes.

Par ailleurs, si Mourinho a mis de l'eau dans son vin, c'est peut-être aussi en raison de la nouvelle de l'opération de Vilanova en novembre 2011, pour une tumeur à la glande parotide, opération dont le technicien de Bellcaire d'Emporda s'est bien remis depuis.

Quant à Vilanova, il semble lui aussi avoir décidé de passer l'éponge. "La plus grande punition sont ces images qu'on pourra toujours voir", s'est simplement contenté de déclarer sur le sujet le nouvel entraîneur du Barça, conscient du mauvais exemple renvoyé par deux hommes censés passer pour des "éducateurs".

Ne reste maintenant plus qu'à attendre jeudi pour voir si Mourinho, même sous la pression d'un clasico, applique ses promesses de tempérance et de mesure, au doigt et à l'oeil.

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