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Sables bitumineux: troisième plan en Alberta pour répondre aux critiques

22/08/2012 05:48 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

EDMONTON - Après deux tentatives qui ont avorté, le gouvernement de l'Alberta y va d'un troisième plan pour trouver un juste équilibre entre l'exploitation des sables bitumineux et la protection de l'environnement.

La plus récente version du plan pour la région d'Athabasca créerait six nouveaux secteurs protégés, avec une superficie totale trois fois plus grande que celle du parc national de Banff, indique une note émanant du ministère de l'Environnement de l'Alberta.

Les concessions existantes de pétrole conventionnel et de gaz naturel seraient respectées dans ces secteurs. Mais aucun nouveau projet de sables bitumineux ne serait permis à moins que l'accès puisse se faire de l'extérieur des délimitations de ces zones, par l'entremise, notamment, de forage horizontal. Cela signifie que les discussions s'amorceront avec 19 entreprises énergétiques pour l'annulation de leurs concessions, et pour des compensations.

Aucun nouveau droit d'exploitation ne serait donc accordé.

Le plan permettrait aussi d'accroître l'étendue des habitats protégés pour l'espèce menacée du caribou des bois, en interdisant les activités forestières et énergétiques dans la région de la rivière Dillon, dont la superficie doit être élargie de 27 000 hectares, à 192 000 hectares.

Le plan prévoit aussi des occasions d'offres touristiques dans neuf nouveaux secteurs récréatifs provinciaux. Un réseau ferroviaire régional est aussi proposé.

Des règles claires doivent aussi être soumises aux acteurs de l'industrie sur ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire, mentionne la note.

«L'Alberta a tous les atouts: des ressources abondantes, et un milieu naturel magnifique et diversifié. Mais nous devons faire des choix intelligents sur la manière de croître», a affirmé mercredi la ministre de l'Environnement, Diana McQueen.

Deux tentatives précédentes de mettre en place des balises pour la région ont échoué — l'une parce qu'elle n'offrait pas suffisamment de mesures de protection de l'environnement, et l'autre en raison d'inquiétudes de l'industrie sur des restrictions trop importantes.

Le plus récent plan doit être le premier d'une série qui couvrirait ultimement la province en entier et guiderait son développement.

Cela fait partie de la réponse du gouvernement provincial aux critiques émanant tant d'organisations canadiennes qu'internationales, qui estiment que l'exploitation des sables bitumineux est allée trop loin, trop rapidement, et qu'elle a dépassé la capacité du gouvernement de surveiller l'industrie.

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