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Québec: sans le dire, les étudiants appellent à voter indépendantiste

22/08/2012 03:15 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

Les présidentes de deux syndicats étudiants québécois ont appelé de facto mercredi à voter le 4 septembre pour le Parti québécois, sans pour autant prononcer son nom, alors que le conflit avec le gouvernement libéral sur la hausse des droits de scolarité se poursuit.

Eliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et Martine Desjardins, son homologue à la tête de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), ont dénoncé le bilan du gouvernement libéral sortant, s'adressant aux médias avant le départ de la traditionnelle manifestation étudiante et antigouvernementale du 22 du mois.

"Le 4 septembre, les jeunes, les citoyens, vont se souvenir de la manière dont le parti libéral a traité la jeunesse québécoise et le peuple québécois. On espère se retrouver le 5 septembre au matin avec un gouvernement qui ne propose pas de hausse des droits de scolarité", a dit Elian Laberge, en faisant allusion à l'engagement en ce sens des indépendantistes du Parti québécois.

Ces derniers promettent en effet d'annuler la hausse de 82% sur sept ans imposée par le gouvernement sortant, et d'indexer ces droits sur le coût de la vie.

Les deux dirigeantes étudiantes ont appelé explicitement à voter contre le Parti libéral du Premier ministre sortant Jean Charest et contre la Coalition Avenir Québec (opposition du centre droit) de François Legault, estimant que, du point de vue des intérêts étudiants, "c'est du pareil au même".

"Certains (partis politiques) prônent l'accessibilité aux études et d'autres non", a dénoncé Martine Desjardins, annonçant que, le jour du scrutin, les associations étudiantes allaient appeler leurs adhérents au téléphone un par un pour les encourager à aller voter afin de peser sur le résultat.

Réaffirmant sa volonté d'obtenir la gratuité de l'éducation, le syndicat étudiant le plus radical, la Classe (Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante), a estimé lors d'un point-presse séparé qu'aucun des grands partis en lice n'avait de programme suffisant en la matière.

Plusieurs milliers de manifestants étaient réunis sous le soleil en début d'après-midi dans le centre de Montréal, scandant notamment des slogans hostiles à Jean Charest.

via/sat

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