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Québec: le gouvernement libéral sortant dans le viseur des manifestants

22/08/2012 06:22 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mercredi à Montréal contre la hausse annoncée des frais de scolarité, mais aussi pour montrer leur hostilité au gouvernement libéral de Jean Charest, à moins de deux semaines des élections législatives québécoises.

"Le peuple va se prononcer pour se choisir un nouveau gouvernement et le nouveau gouvernement devra sentir la pression des étudiants", a déclaré à l'AFP Martin Godon, professeur de philosophie au Cégep (collège d'enseignement général et professionnel) du Vieux-Montréal, 49 ans, brandissant une banderole "Les profs contre la hausse".

Les étudiants "ont appris énormément de choses concernant la démocratie, la vie citoyenne, l'engagement, et ça vaut tous les diplômes qu'ils pourront recevoir", a-t-il expliqué, espérant "ardemment que cela aura des répercussions sur le vote des jeunes" le 4 septembre.

Les présidentes de deux syndicats étudiants, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Éliane Laberge et Martine Desjardins ont dénoncé le bilan de Jean Charest.

"Le 4 septembre, les jeunes, les citoyens, vont se souvenir de la manière dont le parti libéral a traité la jeunesse québécoise et le peuple québécois, a dit Éliane Laberge, tandis que Martine Desjardins a réitéré son appel à ne pas voter pour les partis qui ne soutiennent pas les revendications étudiantes.

La co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (Classe), Jeanne Reynolds a pour sa part déploré l'absence dans la campagne électorale des thèmes soulevés par les étudiants.

Des manifestants vêtus de noir et le visage caché, soupçonnés d'appartenir au "Black Bloc" -des libertaires menant des actions illégales-, ont grimpé aux poteaux pour déchirer toutes les pancartes du Parti libéral québécois sur le chemin du cortège.

Outre ces dégradations mineures, la marche s'est déroulée sans heurts, avec une police présente mais qui n'est pas intervenue.

Environ 10.000 personnes étaient réunies par un après-midi ensoleillé, selon une estimation de l'AFP, une mobilisation bien inférieure à celle du 22 mai qui avait rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants.

amch/via/sat

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