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L'ONU s'inquiète des retombées du conflit syrien au Liban

22/08/2012 01:11 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

Les Nations unies ont appelé mercredi la communauté internationale à soutenir davantage le Liban face aux risques de déstabilisation liés aux retombées du conflit syrien.

Des affrontements armés entre partisans et opposants du président syrien Bachar al-Assad au Liban ont mis en avant la nécessité d'une action internationale, a déclaré au Conseil de sécurité le responsable des affaires politiques à l'ONU Jeffrey Feltman.

"Alors que la crise en Syrie empire, la situation au Liban devient précaire et la nécessité d'un soutien international au gouvernement et aux forces armées libanais est de plus en plus importante", a déclaré M. Feltman lors d'une réunion sur le Moyen-Orient.

"Les tensions internes et liées à la sécurité restent fortes et peuvent être facilement exacerbées par les événements syriens", a-t-il ajouté.

La stabilité au Liban pose de plus en plus question. Des affrontements mercredi à Tripoli ont fait au moins huit morts, plusieurs enlèvements de Syriens au Liban ont été signalés et des tirs à la frontière libano-syrienne ont été rapportés.

L'arrestation de l'ancien ministre libanais Michel Samaha pour une affaire d'importation d'explosifs depuis la Syrie n'est pas non plus rassurante, a regretté M. Feltman pour qui cela a "aggravé les inquiétudes sur les tentatives d'implication du Liban dans les problématiques régionales".

Le secrétaire générale de l'ONU Ban Ki-moon, qui s'est récemment entretenu avec le premier ministre libanais Najib Mikati, s'emploie "à assurer la stabilité et la souveraineté du Liban", a par ailleurs assuré M. Feltman.

Les Nations unies disposent d'une force de maintien de la paix de 11.500 hommes au sud du Liban, afin d'assurer une zone-tampon avec Israël qui avait envahi le pays en 2006.

Pays multiconfessionnel, le Liban est fortement divisé sur la crise syrienne. Les chiites soutiennent majoritairement le gouvernement alaouite de Bachar al-Assad, tandis que les sunnites sont derrière l'opposition. Le Hezbollah, groupe chiite anti-isrélien, est quant à lui un allié proche du régime syrien.

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