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La GRC est forcée de ralentir des enquêtes sur des femmes autochtones

22/08/2012 05:16 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

OTTAWA - L'Association des femmes autochtones du Canada a partagé avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) des informations sur plus de 100 affaires non résolues de femmes et de filles portées disparues ou assassinées, mais des questions de respect de la vie privée ont retardé la poursuite de cette collaboration.

L'association a travaillé d'arrache-pied sur la question des femmes autochtones qui ont connu une fin violente ou qui ont disparu, créant une banque de données fortes de 582 dossiers grâce à l'initiative «Soeurs par l'esprit».

L'association a commencé à travailler avec les Services nationaux de polices autochtones de la GRC en 2009 et ont offert aux policiers fédéraux des noms provenant de sa banque de données dans le cadre d'affaires qui piétinaient.

Des notes internes de la GRC, obtenues en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, soulignent l'existence d'une liste de 118 noms, incluant ceux de 60 femmes ou filles assassinées, trois disparues, et 55 autres dont le sort est inconnu.

Le partage d'informations initial a poussé la GRC à réclamer maintenant la liste complète des 582 noms.

L'association dit cependant ne pas pouvoir fournir ces informations à la GRC en raison d'inquiétudes liées au respect de la vie privée. L'organisme dit avoir déjà garanti aux familles la confidentialité des informations fournies.

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