POLITIQUE

Québec: la question de l'indépendance revient dans le débat

22/08/2012 11:22 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT
Agence QMI

La question de l'avenir du Québec est revenue mercredi dans le débat électoral, le chef de la Coalition Avenir Québec François Legault affirmant que les "caribous" - indépendantistes purs et durs - allaient précipiter la province francophone "dans un ravin".

M. Legault a attaqué vigoureusement la dirigeante du Parti Québécois (PQ) Pauline Marois, lors du dernier duel télévisé avant le scrutin législatif du 4 septembre.

Il a affirmé qu'aux termes de son programme elle serait forcée de tenir un référendum d'initiative populaire dès que les "durs" de sa formation auraient réussi à réunir les signatures de 15% des électeurs.

Mme Marois est en position difficile sur cette question, car l'aspiration à l'indépendance est l'élément central de l'identité de son parti, mais en même temps elle est consciente que si ce référendum se tenait aujourd'hui, les indépendantistes iraient à leur troisième échec, après ceux de 1980 et 1995, un Québécois sur trois seulement étant prêt à voter oui.

Elle a une nouvelle fois expliqué que son objectif immédiat était de former un gouvernement indépendantiste et qu'elle ne lancerait un tel référendum qu'après avoir convaincu la majorité des Québécois d'appuyer la séparation de la province francophone du reste du Canada.

Et elle a contre-attaqué, affirmant que M. Legault, par ailleurs ancien membre de son parti, s'était "mis à genoux" devant le gouvernement fédéral d'Ottawa et qu'elle était seule à pouvoir défendre vigoureusement les intérêts du Québec dans le cadre canadien.

Pour un nombre considérable de Québécois dont beaucoup sont encore indécis, le scrutin, objet d'une bataille triangulaire, représente surtout l'occasion de mettre fin au règne des libéraux du Premier ministre sortant Jean Charest, au pouvoir depuis 2003. Ce sont leurs voix que Mme Marois et M. Legault se disputent âprement.

Ainsi, le chef de la Coalition a attaqué la dirigeante péquiste sur l'économie, relevant qu'elle n'avait toujours pas rendu public le "cadre financier" de son programme et qu'elle avait "les deux mains attachées aux syndicats".

Il s'est présenté comme un champion du "changement" et du "grand ménage" nécessaire, qualifiant son adversaire de "reine du statu quo" et affirmant qu'elle "n'avait pas le monopole de l'amour des Québécois".

Mme Marois, de son côté, a évoqué des problèmes touchant de près les Québécois, dans le domaine de la santé, de l'éducation et des retraites, se disant réaliste et affirmant que son rival voulait financer ses promesses électorales avec des "recettes inventées".

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