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Crise: la Grèce demande "un peu d'air"

22/08/2012 04:23 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

BERLIN - BERLIN (Sipa) — Le Premier ministre grec Antonis Samaras demande un délai supplémentaire pour réduire le déficit de son pays et mettre en place les réformes structurelles, dans un entretien publié mercredi dans le quotidien allemand "Bild".

"Tout ce que nous voulons, c'est un peu d'air pour respirer, pour remettre l'économie en route et accroître les revenus de l'Etat", explique M. Samaras, qui reçoit le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker à Athènes dans la journée et qui est attendu à Berlin puis Paris vendredi et samedi. "Plus de temps ne signifie pas automatiquement plus d'argent".

"Je vais être clair: nous ne demandons pas davantage d'argent", affirme-t-il. "Nous respectons nos engagements et la mise en oeuvre de tous les objectifs. Mais nous devons encourager la croissance parce que cela permet de réduire les déficits".

La Grèce affiche une dette de plus de 300 milliards d'euros (372 milliards de dollars). Son économie est confrontée à sa cinquième année de récession, avec un taux de chômage dépassant les 23%.

Alors que des hommes politiques allemands ont ouvertement évoqué ces dernières semaines l'éventualité d'une sortie de l'euro pour la Grèce, Antonis Samaras répond que ce serait une "catastrophe" pour son pays. "Cela entraînerait au moins cinq années supplémentaires de récession et un taux de chômage de plus de 40%". "Un cauchemar pour la Grèce: effondrement économique, troubles sociaux et crise démocratique sans précédent", met-il en garde.

Antonis Samaras veut obtenir que le plan de rigueur soit étalé jusqu'en 2016, et non 2014 comme prévu pour l'instant en contrepartie des deux plans internationaux de sauvetage à plus de 240 milliards d'euros qui lui ont évité la faillite depuis mai 2010.

ir/AP-v107

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