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Beaucoup de chantiers au Québec, nul besoin d'en ajouter, selon Charest

22/08/2012 12:19 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Il existe déjà beaucoup de chantiers prioritaires au Québec et il y a nul besoin d'en ajouter, a affirmé le chef libéral Jean Charest, ciblant le vent de réformes proposées par la Coalition avenir Québec (CAQ).

M. Charest s'est présenté une fois de plus à Sherbrooke, mercredi, dans sa circonscription où la lutte s'annonce serrée. Devant un auditoire composé de femmes, il a livré un plaidoyer contre les divisions que pourraient générer les projets de la CAQ.

«Opposer médecins de familles aux médecins spécialistes ou les jeunes contre les vieux, ce n'est pas le genre de leadership qui va nous permettre de travailler ensemble», a souligné M. Charest.

Michèle Dionne, l'épouse de Jean Charest, était présente aux côtés du chef libéral au 22e jour de campagne. Comme à chaque scrutin, elle accentue les efforts sur le terrain. Pour Mme Dionne, la campagne n'est pas plus difficile cette fois-ci, seulement différente.

«Jamais facile, il faut toujours se battre», a souligné Mme Dionne.

Du côté de la CAQ, le docteur Gaétan Barrette assure que les médecins de famille ne vont pas s'opposer à la volonté de les amener à prendre en charge plus de patients.

La Coalition avenir Québec promet un médecin de famille pour chaque Québécois d'ici un an, un engagement qualifié d'irréaliste par ses adversaires.

La chef péquiste Pauline Marois s'est faite discrète avant de se rendre en soirée à son débat télévisé pour croiser le fer avec son ancien collègue François Legault.

Le PQ a toutefois été forcé de préciser son projet d'instaurer une citoyenneté québécoise s'il est porté au pouvoir le 4 septembre prochain.

Québec solidaire a de son côté choisi la rue. Amir Khadir et Françoise David ont marché aux côté des manifestants étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

Cette nouvelle manifestation étudiante s'est déroulée sur fond de scission de plus en plus visible dans le mouvement.

Les fédérations étudiantes universitaire et collégiale du Québec ont lancé un appel aux électeurs pour ne pas qu'ils donnent leur vote au Parti libéral ni à la Coalition avenir Québec.

Martine Desjardins, présidente de la fédération universitaire, croit qu'il faut bloquer tous les partis qui proposent une hausse des frais de scolarité. Sa collègue de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Jeanne Reynolds, estime pour sa part que l'élection ne change rien et que les enjeux étudiants n'ont pas encore filtré.

«Peu importe ce qui va arriver, il faut continuer de se poser des questions. Il y a une menace de marchandisation de l'éducation et il faut commencer à parler d'éducation gratuite», a martelé Jeanne Reynolds.

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