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Afrique du Sud: après Marikana, la grève s'étend à une autre mine de platine

22/08/2012 05:53 EDT | Actualisé 22/10/2012 05:12 EDT

La grève ayant dégénéré en affrontements meurtriers sur le site de Marikana, en Afrique du Sud, a fait tâche d'huile mercredi dans une mine voisine où "des salariés ne sont pas venus travailler", a indiqué l'exploitant Royal Bafokeng Platinum, précisant que "la situation était calme".

Environ 600 grévistes étaient massés devant le puits affecté par la grève où quatre fourgons de police étaient également déployés, a constaté un photographe de l'AFP.

Des représentants des grévistes ont été reçus pour discuter, selon la même source.

Les grévistes sont des foreurs, à l'instar du personnel qui s'est mis en grève sauvage le 10 août à Marikana dans une mine de platine exploitée par le groupe Lonmin, dont le siège est à Londres, et où des affrontements ont fait 44 morts, la plupart des mineurs tombés sous les balles de la police le jeudi 16 août.

"Dans l'un de nos puits, le puits nord, certains employés ne sont pas présentés au travail", a confirmé à l'AFP une porte-parole du groupe sud-africain Royal Bafokeng Platinum, Kea Kalebe, sans préciser combien.

"Nous tentons encore d'établir ce qui se passe, la situation est calme, ils chantaient et évidemment nous surveillons la situation", a-t-elle dit.

La mine, dont les deux puits emploient un total de 7.000 salariés, appartient au royaume traditionnel de la tribu des Bafokeng, assis sur la plus riche réserve mondiale de platine près de la municipalité de Rustenburg, où un stade rénové avait accueilli des matches de la Coupe du monde de football 2010.

Selon le quotidien économique sud-africain Business Day, une autre mine de platine est aussi sous la pression de ses salariés à Thembelani, dans la même région.

Ils exigent de porter les salaires des foreurs à 12.500 rands (1.250 euros environ) par mois, comme à Marikana, et ont donné jusqu'à vendredi à l'entreprise, le géant anglo-sud-africain Anglo American Platinum (Amplats), pour répondre.

Le groupe n'était pas joignable dans l'immédiat, mais un porte-parole a indiqué au journal que la revendication datait de mars.

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