NOUVELLES

Togo: les autorités dispersent une manifestation d'opposition à Lomé

21/08/2012 09:51 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Les forces de l'ordre togolaises ont dispersé mardi une manifestation interdite de plusieurs milliers de personnes à Lomé en tirant des gaz lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette manifestation répondait à l'appel d'un collectif de mouvements d'opposition et d'organisations de la société civile, qui réclament des changements dans le code électoral avant les législatives prévues en octobre.

Les tirs de gaz sont intervenus 10 minutes après le début de la manifestation, alors que les protestataires se dirigeaient vers une des grandes place de la capitale, la place Deckon, gardée par une centaine de policiers. Les manifestants se sont dispersés, sans que l'on sache s'ils allaient se regrouper de nouveau.

Le gouvernement avait interdit lundi les manifestations dans les endroits à forte activité commerciale, en réponse à l'annonce par le collectif "Sauvons le Togo", qui regroupe neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l'opposition, de trois jours de marches et de sit-in à partir de mardi.

"Nous ne nous laisserons plus piétiner, la marche aura bel et bien lieu", déclarait Edem Akou, une vendeuse, avant le départ de la manifestation.

Le gouvernement a justifié l'interdiction de manifester dans les endroits à forte activité commerciale par la difficulté à y maintenir l'ordre et la sécurité. Mais les organisateurs avaient annoncé leur intention de passer outre cette interdiction.

Certains partis d'opposition demandent que les élections soient retardées pour permettre des réformes préalables. Le collectif "Sauvons le Togo" exige notamment notamment l'abrogation de nouvelles dispositions du code électoral adoptées par l'Assemblée nationale sans consensus dans la classe politique.

La date précise des élections n'a pas été arrêtée.

Le Togo est dirigé depuis 2005 par le président Faure Gnassingbe, qui a succédé à son père Gnassingbe Eyadema, lui-même resté 38 ans au pouvoir. Faure Gnassingbe avait été porté au pouvoir par l'armée, puis a remporté les élections en 2005 et 2010.

ek-mjs/de/jms

PLUS:afp