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Syrie: le CNS n'entend pas négocier le départ du président Bachar el-Assad

21/08/2012 12:42 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

PARIS - Le Conseil national syrien (CNS) a fait savoir mardi qu'il n'entendait pas négocier le départ du président Bachar el-Assad, estimant plutôt qu'il devait être jugé.

En visite à Paris, l'ancien président du CNS, Burhan Ghalioun, a ainsi fermé la porte aux déclarations du vice-premier ministre syrien, Qadri Jamil, qui a déclaré à Moscou que le régime syrien était prêt à discuter de tout lors de négociations, y compris de la démission du président El-Assad.

«On ne va pas négocier sa sortie. Il doit sortir, point à la ligne», a déclaré M. Ghalioun, ex-président du CNS et membre du bureau exécutif du mouvement d'opposition.

«Nous attendons des actions réelles. (...) Nous voulons que cette équipe, cette bande qui gouverne aujourd'hui la Syrie, se désintègre et quitte le pouvoir, point à la ligne, et donner au peuple syrien le droit à l'autodétermination», a-t-il dit.

«On est prêt à négocier le départ de tout le monde, de tout ces gens dont on parle, de tout ces gens qui ont fait subir à ce peuple des massacres continus depuis maintenant 17 mois. Bien sûr, négocier. Mais négocier quoi? Négocier leur sortie, mais pas négocier des arrangements», a ajouté M. Ghalioun. Bachar el-Assad «ne mérite qu'une seule chose à notre avis, c'est d'être jugé par un tribunal», a-t-il ajouté.

En visite à Moscou, le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil a déclaré que son gouvernement était prêt à discuter d'une démission du président syrien, mais seulement quand l'opposition aura accepté de négocier un règlement pacifique au conflit.

«Faire de sa démission une condition au dialogue rend de fait impossible la tenue d'un tel dialogue», a-t-il estimé. Toutefois, «pendant le processus de négociations, toutes les questions peuvent être discutées et nous sommes même prêts à discuter de cette question».

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