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Première visite du numéro un de l'armée américaine en Irak depuis le retrait

21/08/2012 08:18 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Le général Martin Dempsey, chef d'état-major des armées américaines, est arrivé mardi à Bagdad pour sa première visite depuis la fin du retrait des troupes américaines en décembre, et a souligné que les Etats-Unis avaient désormais un rôle de "partenaire" à jouer en Irak.

Le général Dempsey, qui arrivait d'Afghanistan à bord d'un autre avion que celui prévu, endommagé par un tir de roquette sur la base afghane de Bagram, doit s'entretenir avec le Premier ministre Nouri al-Maliki et son homologue irakien, le général Babaker Zebari.

Peu avant l'atterrissage à Bagdad, le général Dempsey a déclaré à l'AFP que les Etats-Unis avaient encore un rôle important à jouer en Irak, mais bien différent de celui endossé avant leur retrait militaire.

"Notre influence et notre implication vont se poursuivre. Mais nous agissons désormais en partenaires et non plus en propriétaires", a-t-il assuré.

Le général Dempsey a dit vouloir mettre en place un dialogue avec ses homologues irakiens et renforcer les liens militaires avec Bagdad.

Au plus fort de leur présence en Irak, les forces américaines comptaient près de 170.000 hommes dans le pays. Actuellement quelque 200 soldats américains sont encore stationnés en Irak afin de former les forces irakiennes.

Le général Dempsey a indiqué à l'AFP qu'il ne souhaitait pas évoquer à Bagdad les informations selon lesquelles l'Irak laisse transiter par son territoire du matériel iranien destiné au régime syrien confronté à une rébellion armée.

Il est toutefois possible selon lui que des armes transitent clandestinement à travers le désert irakien sans que le gouvernement irakien le sache. "Il n'est pas invraisemblable que certaines choses se passent à l'ouest de l'Irak et que le gouvernement ne soit pas au courant. C'est tout à fait plausible", a insisté le général américain.

Le général ne compte pas non plus soulever la question de l'aide apportée par l'Irak à Téhéran pour contourner les sanctions internationales comme l'affirmait ce week-end le New York Times.

"Je ne me rends pas à Bagdad avec l'espoir que le Premier ministre change d'opinion simplement parce que je suis là", a dit le général Dempsey.

Dans la nuit de lundi à mardi, l'avion du général Dempsey a été touché au sol par un tir de roquette sur la base de Bagram, près de Kaboul, où il était en visite. L'attaque a fait deux blessés légers parmi les soldats américains.

Les dommages causés à l'appareil ont conduit le général à utiliser un autre avion pour quitter l'Afghanistan à la mi-journée.

Interrogé sur l'attaque, le général Dempsey a estimé, dans un sourire, que les talibans avaient eu "un coup de chance" en touchant son appareil.

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