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Netanyahu condamne une violente agression anti-arabe à Jérusalem

21/08/2012 01:50 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fermement condamné mardi la violente agression la semaine dernière de jeunes Palestiniens par des adolescents juifs, la qualifiant de "combinaison de racisme et de violence."

"Dans l'Etat d'Israël, nous ne tolérerons pas le racisme pas plus que la combinaison de racisme et de violence", peut-on lire dans un communiqué de son bureau.

Plusieurs dizaines de jeunes juifs ont tabassé dans la nuit de jeudi à vendredi quatre Palestiniens originaires de Jérusalem-est, dans le centre de Jérusalem-ouest.

Un des Palestiniens agressés, Jamal Julani, 17 ans, était toujours hospitalisé mardi à l'hôpital Hadassah de Jérusalem dans un état grave.

"Ce n'est pas quelque chose que nous pouvons accepter, pas en tant que Juifs, pas en tant qu'Israéliens. Cela va à l'encontre de nos habitudes et nous condamnons (cette agression) par nos paroles et par nos actes", a affirmé M. Netanyahu, en promettant de traduire rapidement en justice les auteurs de l'agression.

Le Premier ministre s'est entretenu avec le directeur de l'hôpital Hadassah pour prendre des nouvelles de la victime, précise le communiqué de son bureau.

La police a arrêté sept suspects, âgés entre 13 et 19 ans, et un tribunal de Jérusalem a décidé mardi de prolonger la garde à vue de six d'entre eux, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Il a ajouté que la police poursuivait son enquête sur l'incident et a précisé qu'un des suspects, une adolescente de 15 ans, avait été victime d'une agression sexuelle dans le passé.

Plus tôt dans la journée de mardi, le président israélien Shimon Peres a déclaré lors d'une visite dans le village arabe-israélien de Majdal Krum, en Galilée, dans le nord d'Israël, que l'agression le "remplissait de honte".

Le ministre israélien de l'Education Gideon Saar a de son côté donné des instructions pour que des discussions soient organisées dans les écoles la semaine prochaine, après la rentrée de classes, "suite au lynchage d'un jeune arabe à Jérusalem", a déclaré son bureau dans un communiqué.

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