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Mine de Marikana: un tiers des mineurs ont repris le travail (Lonmin)

21/08/2012 05:58 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Le nombre de mineur ayant repris le travail à la mine de platine de Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, avait légèrement augmenté mardi, avec un tiers des employés à leur poste, a annoncé l'exploitant Lonmin, qui a assoupli son ultimatum lancé aux grévistes.

Un peu plus d'un mineur sur quatre seulement était présent à son poste lundi.

"Le taux de présence est de 33% dans l'entreprise à ce stade", a précisé dans un SMS une porte-parole de Lonmin. "La situation est calme", a-t-elle ajouté, cinq jours après la fusillade policière qui a fait 34 morts.

Environ 19,5% des foreurs ont repris le travail, a précisé la compagnie.

Lonmin, troisième producteur mondial de platine, avait fixé à 07h00 (05h00 GMT) mardi matin l'expiration d'un ultimatum lancé aux 3.000 foreurs en grève sauvage depuis le 10 août. La société menaçait de licencier les récalcitrants, tout en appelant les 25.000 autres employés du site à reprendre le travail, assurant que leur sécurité était garantie.

Mais le vice-président de Lonmin chargé des opérations minières, Mark Munroe, a estimé dans la matinée que licencier des grévistes refusant de reprendre le travail ne contribuerait pas à pacifier la situation.

A l'heure de l'expiration de l'ultimatum, le secrétaire général de la présidence sud-africaine, Collins Chabane, est également intervenu pour demander à Lonmin de suspendre son ultimatum jusqu'à ce que toutes les victimes de la répression policière de jeudi dernier aient été identifiées et enterrées.

Au total, 44 personnes sont mortes à Marikana dans un conflit qui a choqué l'Afrique du Sud: dix hommes, dont deux policiers, tués entre le 10 et le 12 août dans des affrontements intersyndicaux, plus les morts dans la fusillade de jeudi, qui a également fait 78 blessés.

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