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Mine de Marikana: Lonmin estime que licencier les grévistes serait contre-productif

21/08/2012 03:26 EDT | Actualisé 20/10/2012 05:12 EDT

Le vice-président de Lonmin, exploitant de la mine de Marikana, a estimé mardi matin que licencier des grévistes refusant de reprendre le travail ne contribuerait pas à pacifier la situation, cinq jours après la fusillade policière qui a fait 34 morts parmi les mineurs.

"Je ne pense pas que cela contribuerait à créer un environnement plus stable si Lonmin arrive avec des dates limites et des ultimatums en disant nous allons virer tout le monde si personne ne vient travailler", a déclaré Mark Munroe, vice-président chargé des opérations minières, sur la radio 702.

Lundi, Lonmin avait fixé à 07h00 (05h00 GMT) ce mardi matin l'expiration d'un ultimatum lancé aux 3.000 mineurs en grève sauvage depuis le 10 août. La société menaçait de licencier les récalcitrants, tout en appelant les 25.000 autres employés du site à reprendre le travail, assurant que leur sécurité était garantie.

Lundi, le travail sur le site avait repris, avec un peu plus d'un quart des employés présents.

A l'heure de l'expiration de l'ultimatum, le secrétaire général de la présidence sud-africaine, Collins Chabane, est intervenu pour demander à Lonmin de suspendre son ultimatum jusqu'à ce que toutes les victimes de la répression policière de jeudi dernier aient été identifiées et enterrées.

"Lors de nos discussions avec la direction, nous avons souligné, et nous pensons qu'ils nous ont entendus, qu'à ce stade, je pense que nous devons essayer de calmer l'explosion d'émotions de chaque coté et de tenter de parvenir à une solution raisonnable", a dit le secrétaire général de la présidence, au moment où expirait l'ultimatum.

"Et donc dans ce contexte du deuil des personnes qui sont mortes dans cette grève, nous pensons qu'il est important pour eux d'examiner la question d'une suspension de l'ultimatum, et nous pensons qu'il sont d'accord, et nous allons confirmer avec eux ce matin ce qui s'est passé", a ajouté le responsable.

Six corps sur les 34 de la fusillade du 16 août n'ont pour le moment pas encore été identifiés et les autorités ont dit espèrer avoir achevé le processus d'identification d'ici mercredi, à temps pour des cérémonies prévues jeudi dans le cadre d'une semaine de deuil national décrétée par le président Jacob Zuma.

cpb/jlb

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