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Marikana: les événements depuis le début des violences

21/08/2012 11:09 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Rappel des événements depuis le début des violences à la mine de platine de Marikana, dans le nord de l'Afrique du Sud, où 44 personnes ont trouvé la mort depuis le 10 août, dont 34 grévistes tués par la police.

--AOUT 2012--

- 12: Des affrontements éclatent entre partisans du puissant syndicat Union nationale des mineurs (NUM) et ceux du syndicat dissident AMCU, après le déclenchement d'une grève sauvage par des centaines de mineurs de fond de Marikana, mine exploitée par la société britannique Lonmin près de Rustenburg (nord).

Les mineurs, qui touchent en moyenne 4.000 rands (400 euros) par mois, réclament 12.500 rands (1.250 euros), soit plus qu'un triplement de leur salaire.

- 13: Le NUM appelle l'armée à intervenir pour rétablir l'ordre dans la mine, où deux policiers ont été "frappés à mort" par des ouvriers après des heurts entre syndicats qui ont fait huit morts. Le 14, les forces de l'ordre et des hélicoptères de la police sont déployés sur le site.

- 16: Au moins 34 personnes sont tuées et plus de 78 blessées lorsque la police ouvre le feu contre les mineurs grévistes, armés de machettes, de lances, et d'armes à feu selon certains témoignages. C'est l'intervention policière la plus meurtrière depuis la chute de l'apartheid en 1994. 259 personnes arrêtées.

- 17: Le président Jacob Zuma quitte un sommet régional au Mozambique pour se rendre sur les lieux et annonce une commission d'enquête.

La chef de la police nationale affirme que les policiers ont agi en état de légitime défense. "Le groupe des grévistes a chargé en direction de la police, tirant des coups de feu et brandissant des armes dangereuses. Les policiers se sont repliés et ont été forcés d'utiliser la force maximum pour protéger leur vie", déclare-t-elle.

- 18: Des experts de la police des polices arrivent à Marikana.

Plusieurs centaines de mineurs se rassemblent à quelques centaines de mètres des lieux du massacre. L'ex-leader de la ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), Julius Malema, exclu en avril du parti au pouvoir, se rend auprès des mineurs. Il accuse le président Zuma d'être responsable du massacre et l'appelle à démissionner.

- 19: La société Lonmin menace de licencier les grévistes qui ne reprendront pas le travail lundi matin. Les mineurs affirment leur intention de poursuivre la grève.

Le président Zuma annonce une semaine de deuil national à partir de lundi et la nomination d'une commission inter-ministérielle pour enquêter sur la tragédie.

- 20: La direction de Lonmin repousse à mardi matin son ultimatum exigeant la reprise du travail des grévistes. Presque un tiers des 28.000 employés sont en poste, selon Lonmin.

Rencontre entre direction et NUM et brève comparution des grévistes arrêtés à Marikana.

- 21: La présidence déclare avoir demandé à Lonmin de suspendre son ultimatum jusqu'à ce que toutes les victimes de la répression policière soient identifiées et enterrées. Le vice-président de Lonmin admet que l'ultimatum est levé et déclare que licencier des grévistes refusant de reprendre le travail ne contribuerait pas à pacifier la situation. Un tier des mineurs ont repris le travail, selon Lonmin.

Le jeune tribun populiste Julius Malema, exclu de l'ANC, vient à nouveau prêter main forte aux grévistes, en portant plainte contre la police pour la fusillade.

acm/cpb/efr

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