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Liberia : 46 responsables suspendus pour ne pas avoir déclaré leurs biens (officiel)

21/08/2012 10:21 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a suspendu de leurs fonctions 46 responsables étatiques, dont son propre fils, pour ne pas avoir déclaré leurs biens à la commission officielle de lutte contre la corruption, a annoncé la présidence dans un communiqué mardi.

"La présidente Ellen Johnson Sirleaf a suspendu avec effet immédiat 46 fonctionnaires du gouvernement pour ne pas avoir déclaré leurs biens à la Commission anti-corruption du Liberia", est-il écrit dans ce communiqué.

Dans la liste des agents concernés figurent Charles Sirleaf, fils de Mme Sirleaf et vice-gouverneur de la Banque centrale, ainsi que David Anderson, chef du protocole de la présidence libérienne.

Elle comprend également plusieurs ministres délégués et des responsables provinciaux.

Selon la loi, à compter de leur nomination, les responsables de l'Etat ont 14 jours pour déclarer leurs biens.

D'après le communiqué, "la suspension restera en vigueur jusqu'à ce que la présidente Sirleaf reçoive de la Commission anti-corruption du Liberia la confirmation" que les fonctionnaires concernés "ont satisfait aux exigences de la déclaration des biens".

Avant de pouvoir reprendre leurs postes, ils devront verser dans les caisses de l'Etat l'équivalent de leurs salaires et indemnités pour la durée de la période de suspension, d'après la même source.

Première Africaine élue présidente, en 2005, Mme Sirleaf a été réélue en 2011 pour un nouveau mandat, peu après avoir été distinguée Prix Nobel de la Paix.

En mars 2011, elle avait affirmé que combattre la corruption dans son pays s'est avéré "plus difficile" qu'elle ne l'imaginait avant son arrivée au pouvoir, le fléau y étant, selon elle, largement répandu.

"Le problème de la corruption est réel ici mais ce n'est pas seulement le gouvernement" qui est touché, "vous allez dans le secteur privé, il y a la corruption. Vous allez à l'église et dans les partis, il y en a", avait-elle affirmé sur la radio nationale.

Lors de sa première investiture, en 2006, elle avait promis de faire de la lutte contre la corruption son cheval de bataille puis avait déclaré la tolérance zéro contre ces pratiques au Liberia, pays ensanglanté de 1989 à 2003 par des guerres civiles ayant fait quelque 250.000 morts et un demi-million de personnes déplacées.

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