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Le pétrole en nette hausse à New York, dopé par l'optimisme en zone euro

21/08/2012 09:38 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Le pétrole a ouvert en nette hausse mardi à New York, bénéficiant d'une vague d'optimisme sur les marchés financiers qui favorisait les actifs jugés plus risqués, comme les matières premières.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre gagnait 1,44 dollar à 97,41 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), se hissant à des niveaux plus vus depuis début mai.

"Le brut new-yorkais profite d'une vague d'optimisme qui s'est emparée ce matin de l'ensemble des marchés financiers avant une série de réunions cruciales en Europe", a noté Matt Smith de Summit Energy.

La chancelière allemande Angela Merkel doit notamment recevoir jeudi le président français François Hollande à Berlin, puis le lendemain le Premier ministre grec Antonis Samaras, alors qu'Athènes lance cette semaine une bataille diplomatique pour assouplir le carcan de rigueur imposé par l'UE et le FMI à la Grèce. M. Samaras prendra également le pouls de la zone euro dès mercredi, en s'entretenant à Athènes avec son chef de file, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Dans un environnement calme sans actualité économique, les courtiers ont été en outre rassurés par le succès d'une émission obligataire espagnole dans la matinée.

Ce regain d'optimisme favorisait par ailleurs un renchérissement de l'euro face au billert vert, rendant plus attractifs les achats de brut libellés en dollars, les opérateurs s'interrogeant toujours sur une possible intervention de la Banque centrale européenne (BCE) pour aider les pays de la zone euro en difficultés.

D'autre part, les inquiétudes géopolitiques au Moyen-Orient continuaient à soutenir les cours du brut. Outre la montée des tensions entre Israël et l'Iran, les opérateurs surveillaient toujours la situation en Syrie, les Etats-Unis ayant évoqué lundi pour la première fois une intervention militaire dans le pays si Damas sortait ses armes chimiques contre l'opposition au régime.

Aux Etats-Unis enfin, "comme si le brut manquait de raisons pour se hisser plus haut", Phil Flynn de Price Futures Group évoquait des craintes liées à une nouvelle tempête tropicale qui pourrait se rapprocher de la zone de production pétrolière du Golfe du Mexique.

Il s'agit de la 9e dépression de la saison, selon les services météorologiques américains.

ppa/soe/lor

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