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Droits de l'homme: HRW, Amnesty, RSF espèrent des progrès après la mort de Meles

21/08/2012 08:29 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Des organisations de défense des droits de l'homme et des médias ont appelé mardi à de rapides progrès en Ethiopie en matière de droits humains et de liberté d'expression, rappelant l'héritage répressif que le Premier ministre Meles Zenawi laisse derrière lui.

Meles Zenawi, au pouvoir en Ethiopie depuis 1991, est décédé à Bruxelles dans la nuit de lundi à mardi.

"Les 21 ans de pouvoir de Meles Zenawi ont été caractérisés par une répression toujours croissante et des violations généralisées des droits de l'homme," a déclaré Claire Beston, d'Amnesty International, à l'AFP.

"Son gouvernement a étouffé les voix dissidentes, démantelé les médias indépendants, fait obstruction (au travail) des organisations de défense des droits de l'homme et muselé l'opposition politique".

"Le gouvernement et le prochain Premier ministre devraient saisir la chance de changement qui se présentera avec la succession de Meles Zenawi, afin d'avancer en matière de droits de l'homme," a-t-elle poursuivi.

Human Rights Watch, basée à New York, appelle elle à l'amendement d'une loi anti-terroriste très décriée car elle a été utilisée pour envoyer derrière les barreaux des figures de l'opposition et des journalistes, dont deux Suédois, toujours incarcérés.

HRW estime que M. Meles laisse un bilan mitigé, à l'origine d'un important, même si inégal, développement économique, mais aussi "d'une nette détérioration des droits civiques et politiques".

Le gouvernement éthiopien "devrait libérer les nombreux prisonniers politiques qui sont illégalement détenus et faire clairement en sorte que la transition se traduise par une importante ouverture de l'espace politique".

"Sous Meles, la liberté d'information a subi bien des revers," a de son côté déclaré Reporters sans frontières à l'AFP.

"Nous espérons que le futur chef du gouvernement aura à coeur de faire libérer les journalistes injustement emprisonnés, dont la présence derrière les barreaux entache sérieusement l'image de l'Ethiopie," a poursuivi l'organisation de défense des médias basée à Paris.

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