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Deux reporters d'Al-Hurra capturés par les forces pro-régime en Syrie (rebelle)

21/08/2012 08:32 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Deux reporters de la chaîne de langue arabe Al-Hurra, basée à Washington, ont été capturés par des forces pro-régime dans la ville syrienne d'Alep, a affirmé mardi à l'AFP un responsable rebelle.

"Les chabbihas (miliciens pro-régime) ont capturé un journaliste et un caméraman d'Al-Hurra. Le journaliste arabe était blessé au moment de sa capture, le caméraman, un Turc, n'a pas été touché", a indiqué à l'AFP le colonel rebelle Abdel Jabbar al-Oqaidi, chef du conseil militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) de la province d'Alep.

Il a précisé que les deux journalistes se trouvaient au moment de leur capture à Sleimane al-Halabi, un quartier près du centre d'Alep où une journaliste japonaise a été tuée lundi en couvrant les affrontements.

L'AFP n'est pas en mesure de vérifier ces informations.

Al-Hurra avait annoncé avoir perdu lundi le contact avec deux de ses journalistes couvrant les combats à Alep, son correspondant Bashar Fahmi et son cameraman turc Cuneyt Unal.

"Nous avons vu une vidéo sur YouTube où l'Armée syrienne libre déclare (que les deux journalistes) ont été capturés et sont détenus à Alep", a expliqué ce responsable, Deirdre Kline, le directeur de la communication du groupe propriétaire de la chaîne, Middle East Broadcasting Networks, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Dans un bulletin d'information diffusé sur Al-Hurra, le chauffeur des deux journalistes raconte qu'ils ont été attaqués par des hommes armés apparemment habillés en soldats rebelles.

Par ailleurs la troisième journaliste portée disparue depuis lundi, une Libanaise travaillant pour la chaîne locale Al-Jadeed, a pu sortir de Syrie, a indiqué une responsable de cette télévision.

Mika Yamamoto est la quatrième journaliste étrangère tuée dans les violences en Syrie depuis mars 2011, après Gilles Jacquier, grand reporter de la chaîne publique de télévision France 2 tué le 11 janvier à Homs (centre), l'Américaine Marie Colvin, du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe, morts le 22 février également à Homs, dans le bombardement d'un centre de presse improvisé par les militants.

Plusieurs reporters syriens et "journalistes-citoyens" ont également été tués depuis le début de la révolte.

ram/hj

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