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Décès Meles Zenawi: Obama exprime sa "tristesse" et son "admiration"

21/08/2012 12:25 EDT | Actualisé 21/10/2012 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a exprimé mardi sa "tristesse" après le décès du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi et affirmé éprouver de l'"admiration" pour la politique de lutte contre la pauvreté défendue par le dirigeant disparu.

"J'ai appris avec tristesse la mort du Premier ministre éthiopien Meles Zenawi", a déclaré M. Obama dans un communiqué, estimant que Meles "mérite d'être salué pour sa contribution de longue date au développement de l'Ethiopie, en particulier son engagement sans faille en faveur des pauvres".

"J'ai rencontré le Premier ministre Meles au sommet du G8 en mai (aux Etats-Unis, Ndlr) et me souviens de mon admiration personnelle pour son désir de faire sortir de la pauvreté des millions d'Ethiopiens grâce à ses mesures en faveur de la sécurité alimentaire", a ajouté le président.

Sous Meles, l'Ethiopie est devenue l'un des principaux alliés des Etats-Unis dans la lutte contre l'extrémisme islamiste, accordant à Washington l'usage d'un aérodrome pour faire décoller des drones vers la Somalie voisine.

M. Obama a fait allusion à la Somalie, déclarant être "également reconnaissant au Premier ministre Meles pour avoir oeuvré à la paix et à la sécurité en Afrique".

Le département d'Etat a aussi souligné le "partenariat très solide" entre l'Ethiopie et les Etats-Unis sur "la Somalie", la porte-parole Victoria Nuland disant "ne pas tabler, à ce stade, sur une diminution de leur engagement dans des missions de sécurité en Afrique".

Meles, au pouvoir depuis deux décennies et considéré comme un poids lourd parmi les dirigeants africains, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 57 ans, a annoncé le gouvernement éthiopien.

De nombreux dirigeants du monde entier ont salué son rôle stratégique joué en Afrique, mais plusieurs ONG ont pointé la répression menée en matière de droits de l'homme.

"Nous ne nous sommes jamais gênés pour exprimer nos inquiétudes quand c'était nécessaire, notamment sur les libertés des journalistes ou les droits humains (...) Et nous regarderons toujours ce qui pourrait consolider le système et soutenir le peuple éthiopien", a commenté Mme Nuland.

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